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Dans la série Plus belle la vie à Gattaca : le Safe Sex Passport.
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Slogan : "World's 1st STD/HIV Health Status I.D. System".
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Principe : t'envoie des pépettes, tu te fais dépister des MST en vogue dans un labo affilié et tu reçois une jolie carte avec un numéro de compte qui indique ton état de santé.
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Utilisation : sur un site de rencontre quelconque (le site)(la rencontre aussi, généralement), t'indique ton numéro de Safe Sex Passport et, derrière son écran, l'étudiante blonde pseudonymée Tatiana18, camionneur priapique dans la vrai vie, vérifie ton bilan de santé certifié pour savoir s'il peut te montrer sa collection de peintures néoimpressionnistes, par exemple sur l'air d'autoroute dites des Mésanges Bleues, juste après le péage de Vierzon.
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Fondateur : le bienommé Gonzalo Paternoster (véridique)
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par boultan
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à s'demander
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Hier on a vu I'm not there et, comment dire, on n'y était pas non plus. C'est superbe, virtuose, très bel objet, acteurs formidables, clap-clap, à exposer dans toutes les bonnes salles d'art contemporain. Le souci de ce kaleïdoscope qui se targue de brasser 20 ans d'histoire américaine et 20 ans de Dylan, c'est qu'il ne sort pas vraiment du montage malin pour raconter une histoire, une vraie. Comme je l'ai compris, c'est précisément le sujet du film : I'm not there, Dylan n'est jamais où on l'attend, l'Amérique est une mosaïque disparate plus qu'un ensemble fini et résumable, et tout ça sent l'arnaque à plein nez, tant pis pour ceux qui y croient et qui veulent y plaquer leurs propres fantasmes. Sauf qu'in fine on a l'impression de regarder un tableau impressioniste de trop près, et les patés de couleur ne font pas sens. Pas s'empathie non plus avec des incarnations qui se succèdent trop souvent comme dans un tunnel de clips, avec des transitions qui cherchent plus l'effet que l'idée.
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S'il laisse de côté le spectateur, le film n'est pas tendre non plus avec Dylan, qui, neuf fois sur dix, est présenté comme un poseur nombriliste qui ne répond que par des aphorismes faciles et des propos pseudo-nihilistes qui ne passeront pour des traits de génie qu'auprès de ceux qui en sont déjà convaincus - la lecture à froid des dialogues doit dégager de récurrents relents de fatuité. Encore une fois, c'est peut-être le but du bouzin, d'avancer que Dylan et l'Amérique sont inabordables et que les apparences ne sont que du vent, sauf qu'on se demande du coup où est la substance du film. On en sort à la fois ébloui par la maitrise graphique et sonore et en se demandant "so what ?". Un peu comme ces films qui traitent si bien de l'ennui qu'on s'y fait chier comme des rats morts.
par boultan
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à voir
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Hier on a vu La nuit nous appartient, très, trop classique (et puis merde, Blondie et Clash dans un club hype en 1988 !). A l'image de cette maladresse musicale, il manque toujours un petit quelque chose pour que le film transcende la banalité du scénario pour atteindre vraiment les altitudes de tragédie
grecquejudéo-chrétienne qu'il vise. Du coup on passe un bon moment mais toujours en attendant l'envol, le rebondissement qui tue, la faille... et puis non. -
En même temps, c'est le thème du film (de tous les films de Gray), la fatalité, le destin, le "on n'échappe pas à sa famille", mais dilué de film en film dans un cadre hollywoodien de plus en plus traditionnel, forcément, ça tend vers le convenu et le plan-plan. Reste quand même Joaquin Phoenix, Robert Duvall et la plus belle poursuite en bagnole depuis un sacré bail.
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Bref, mieux vaut se refaire Little Odessa ou aller voir Les Promesses de l'ombre qui sort un tout petit peu plus des sentiers battus.
par boultan
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à voir
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(J'aime bien qu'on ai arrêté la Simca blanche juste pour me faire voir les vaches)
par boultan
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à vivre
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"Je pense que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédé dans le monde... Les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle. Il faut donc tâcher de la définir puisque je ne peux la nommer.
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Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres ; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine.
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Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort.
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Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche , au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance... que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?
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Il ne brise pas les volontés mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d'agir mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empèche de naître..."
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Alexis De Tocqueville, "de la Démocratie en Amérique", 1835
par boultan
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à s'demander
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Little boxes on the hillside,
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Little boxes made of ticky-tacky...
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Prise d'otage, dictature d'une minorité, pas de mots assez durs pour quelques centaines de bloqueurs. Dont les méthodes - étonnamment pacifiques au regard de l'histoire des mouvements étudiants - et l'argumentation - où la confusion le dispute souvent à la régurgitation - ne méritent assurément pas une telle acrymonie.
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Mais c'est sans doute globalement positif, ces étudiants qui ne demandent qu'à étudier sans se poser de question, ou simplement en étant en accord avec le gouvernement actuel. Légitime, démocratique, bien peigné, tout ça.
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Tant qu'on a de la bière et du haut débit, hein. Et quand ça suffira plus, on passera au Xanax et à TF1, c'est tout.
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And they all play on the golf-course,
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And drink their Martini dry,
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And they all have pretty children,
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And the children go to school...
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Des entreprises dans les facs, tant que ça rapporte des sous, bah, c'est win-win et compagnie. Respecter la loi surtout, et la volonté de la majorité. L'important, c'est qu'on ai une ou deux universités dans le top ten mondial. Ca c'est la classe, le top ten mondial.
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En même temps, en face, le silence assourdissant. Vu une interview de Marchais l'autre soir, fin 70s. Même discours mot-à-mot, même démagogie, jusqu'aux intervieweurs qui sont toujours en place. Sauf que Marchais était drôle, lui.
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DUDH, ARTICLE 26. Toute personne a droit à l’éducation.
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L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire.
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L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
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Pas faire de vagues, y'a les traites de la maison à payer (rien de tel qu'un bon crédit sur trente ans pour s'assurer la docilité angoissée des foules)("je veux une France de propriétaires", tu m'étonnes). Et puis ces gens doivent savoir ce qu'ils font, puisqu'ils sont élus pour ça.
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C'est pour notre bien. Comme Papa-Maman disait. "Vous êtes avec moi ou contre moi". "La France, ça se mérite". L'éducation d'après-guerre comme méthologie politique. Qui a besoin de contre-pouvoirs face au "progrès" ?
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And the people in the houses
All go to the university,
And they all get put in boxes,
Little boxes, all the same... -
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Je m'inquiète de cette société pavillonnaire qui se dessine - et dont je fais partie, à mon grand regret. Ca sent encore la fin de siècle en ce début de millénaire. La paix, la prospérité, la culture à portée de main, et pourtant nos esprits sont étriqués, nos paroles cyniques et nos actes insignifiants.
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And the boys go into business,
And marry, and raise a family,
And they all get put in boxes,
Little boxes, all the same. -
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par boultan
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Parti trop vite avec ses meilleurs films tournés il y a, fiou, 25 ans, Ridley Scott est de ces auteurs qu'on n'arrive pourtant pas complètement à détester. Ni virtuose de la caméra (on a vu des séries France Télévisions esthétiquement plus chiadées que cet American Gangster), ni scénariste innovant, c'est un peu le laborieux de la classe, celui qui rassure quand on voit qu'il s'en sort quand même (un film sur deux dans le cas de Scott), même si on n'attend plus de coup de génie de sa part. Et puis quand on choisit Russell Crowe comme acteur fétiche, c'est qu'on a bon coeur.
Donc, American Gangster, film agréable et prévisible, avec des Denzel Washington et Russell Crowe appliqués et attachants même si pas exempts de toute caricature, et une très bonne dernière partie qui aurait mérité un peu de rab'. -
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par boultan
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Hier j'me suis dit "non, tu vas pas encore mettre des trucs anti-Sarko, c'est d'un commun, tu convaincras que les convaincus de toute façon, c'est encore une manière de leur faire de la pub en plus, gnagnagna". -
Et puis merde hein.
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Donc, voilà, je viens d'apprendre (oui, je suis l'actualité de très loin, c'est comme la flaque de vomi par terre au petit-matin, tu vas pas mettre le nez dedans pour le plaisir) que Kouchner, entre deux conneries (prophétiser la guerre en Iran, rabaisser la justice Tchadienne...) a trouvé la solution pour relancer l'Europe.
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Il a enregistré un titre de r'n'b avec son homologue allemand.
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On est sauvés.
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par boultan
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Hier chez Emmaüs j'ai réalisé que les écrivains français les plus lus étaient François de Closets, Laurence Pernoud et Paul-Loup Sulitzer - décidemment mes lacunes littéraires sont sans limites. Déjà, au matin, ma mémoire défaillante m'avait empêché de faire le malin en citant correctement les deux octosyllabes du Roman de la rose qui, dès 1285, inaugurent les siècles de mysoginie à suivre : "Toutes êtes, serez ou fûtes / De fait ou de volonté putes". Moyennement chevaleresque. -
Après on a fait toute une galerie marchande (une première) avant de boire des bières aux moucherons en devisant de Michel (Onfray) et de Marie-Christine (X) et du bon plaisir érigé en brochure Onisep.
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Après j'ai cédé au rituel du pouce entaillé à l'ouverture de la première huitre et après Amy Winehouse annonnait les voyelles de ses chansons sur Canal, les yeux oscillant entre la paranoïa, l'angoisse et l'au-delà.
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Après on a failli estourbir une chatte incontinente - projet en cours.
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Après elle s'est endormie sur mon ventre (pas Amy Winehouse hein)(ni la chatte).
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par boultan
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Hier, j'ai vu Paranoid Park et j'ai bien aimé et je suis en colère contre lui. Simultanément. -
Je l'ai bien aimé parce que l'acteur est parfait, parce que le quota de beaux plans à-la-Van-Sant est largement atteint et que le travail sur la bande-son est assez passionnant malgré un certain maniérisme.
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Et je suis en colère parce que Van Sant se fout de la gueule du monde.
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Passe encore les insupportables scènes esthétisantes en pseudo-super 8 de skateurs au ralenti : c'est pas parce que t'as pécho le chef op' de Wong Kar-Wai que tu sais faire du Wong Kar-Wai. Juste, tu filmes des grands dadais à jeans trop larges qui font des ronds sur une planche de bois, et ça ne sert absolument, strictement, définitivement à rien.
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Passe - plus difficilement - la scène ridicule du demi-tronc (tu la reconnaitras, tu verras).
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Ce qui ne passe pas, c'est que l'unique ressort du film (dont le scénario remplirait à grand-peine un demi-épisode de Premiers Baisers)(et pour éviter de tout balancer en une demi-heure, bah on répète les scènes dans le désordre)(les critiques adorent), le seul intérêt, disai-je, réside dans l'empathie ressentie avec l'adolescent. Empathie à laquelle on ne peut pas échapper, vu qu'il est relativement parfait comme ado, alors c'est un peu toi ou moi mais en beaucoup mieux et forcément tu gobes toutes les bulles de vide arty autour et tu ne gardes que l'évocation très réussie de l'adolescence mêlée aux souvenirs cotonneux de la tienne.
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Mais tu ressors avec l'impression de t'être fait émotionnellement arnaquer, comme si on t'avait projeté la vie d'un chaton-mignon avec des zolies images et de la musique hype : tu sais pas trop si le flingue du pathos était braqué sur le chaton ou sur ta tempe.
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Je sais, c'est confus.
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par boultan
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