diablogues

 
Samedi 20 octobre 2007
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Vendredi 19 octobre 2007
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  • Hier j'ai traversé la gare de l'Est comme souvent et c'était bien parce que désert et ça a été à peu près ma seule réaction à la grève.
  • Hier aussi sur toutes les ondes il fallait absolument avoir un avis sur Nicolas et Cécilia et moi franchement, à part me dire que c'était une super chouette coïncidence que ça tombe dans les médias juste le jour de la grève, j'en pensais foutrement rien. J'essayais hein, j'suis pas le mauvais bougre, je tentais de prendre parti, de m'intéresser : que d'pouic. Limite associal.
  • Juste, je me disais que ça me faisait un peu mal au sphyncter de payer ma redevance pour entendre Inter bavasser des heures durant sur Cantat ou Cécilia. 115 € la redevance, tu peux compter : les radotages fumeux de Mermet, l'almanach Vermot de Bern et le blablatage insipide de Lange me coûtent largement plus cher qu'un abonnement à Voici, pour un apport culturel très inférieur, on en conviendra. Heureusement que Lodéon, Lenoir et le Mangin Palace relèvent le niveau.
  • Ca m'a rappelé aussi l'édito faux-jeton, quelques jours avant, de Libération qui fustigeait les collègues ayant relayé la nouvelle du divorce princier avant l'autorisation du grand chambellan, sur l'air du "Nous on colporte pas les ragots comme les autres mais on va vous en faire une page quand même". A peu près le même jour, c'est dans le Figaro que sortait le délit d'initiés EADS et les dessous de table des patrons métallos aux syndicats. Pas dans Libération, non, dans le Figaro.
  • Et vous voudriez que moi je me démène à articuler une "vision de gauche" sur tout et n'importe quoi ?
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  • Donc.
  • Si la troisième guerre mondiale se déclenche plus tôt que prévu, merci de m'envoyer un email pour me prévenir, j'voudrais pas être le dernier dans la queue du Franprix pour acheter des stocks de survie (il risquerait de ne plus y avoir de vin blanc et de noix de cajou).
  • En attendant, je reste dans ma chambre avec mon tourne-disque.
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  • Merci.
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Samedi 13 octobre 2007
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  • Hier, je me suis levé heureux et confiant dans l'humain alors j'ai décidé de regarder le monde droit dans les yeux.
  • Donc j'ai allumé la télé vu que dehors il faisait putain de froid. C'est un passage du zapping qui m'a accueilli au saut du lit, un peu comme l'aigle accueille le lapereau nouveau-né. Dans une banlieue pavillonnaire triste comme une banlieue pavillonnaire, un élu local (espérons qu'il le restera)(local) avait trouvé une parade géniale pour contenter ses jeunes administrés qu'il supposait frustrés de l'absence d'immeubles à tagger pour faire comme à la télé : il avait fait reconstituer, en plein milieu d'un parking, un faux hall de HLM en algéco, meublé de fausses boites aux lettres et d'un faux escalier ne menant nulle part vu qu'il n'y avait qu'un rez-de-chaussée dans l'algéco. On imagine que l'élu aurait bien embauché quelques fausses petites vieilles à agresser, mais, à six mois des élections, les budgets com' doivent être tendus. Clap de fin : les jeunes, plantés dans l'ersatz de hall, navrés qu'on les prenne pour des cons à ce point.
  • Juste après, un journaliste expliquait super sérieusement que sur la liste des nobeldelapaisables (sur laquelle ne figurait même pas Cécilia Sarkozy alors qu'en deux mois elle a sauvé les infirmières bulgares, pacifié la Corée du Nord et inventé la péniciline)(ces suédois sont bien mal informés !), sur la liste donc figurait en bonne place Mohammed Ali, parce que, dixit, "le boxeur frappé par la maladie de Parkinson symbolise bien le fait que la violence physique ne résoud rien". Le genre de sophisme imparable qui devrait mener Emile Louis au secrétariat à la condition féminine sous peu.
  • Alors j'ai éteint la télé et j'ai été voir le long et épatant (deux adjectifs rarement copains au cinéma) L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, lancinante et grandiose épitathe mêlant tout un tas de thèmes essentiels avec une virtuosité visuelle rare et un casting au millimètre.
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par boultan publié dans : à voir
Mercredi 10 octobre 2007
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  • Hier, j'ai vu Before the devil knows you're there, très bon film noir au titre incroyablement mal francisé en 7h58 ce samedi-là - et du coup on ne sait plus trop à quoi s'attendre : un plan séquence de 87 minutes sur le thème de l'érection matinale ? le dernier Loach sur les haut-le-coeurs d'une famille de mineurs gallois au chômage un lendemain de beuverie ? un docu choc sur les liens entre cocaïne et insomnie à l'Elysée ?
  • Pas de quoi gâcher le film pourtant, qui réussit à balancer son climax supposé dès sa première scène tout en maintenant la tension jusqu'à son final à électrodes symboliquement imparable. Cousin rougeaud de Brando dans la grande famille des monstres à machoire carrée (dont le dernier représentant français depuis, euh, le trépas de Michel Constantin doit être, euh, Bernard Tapie)(euh), Philip Seymour Hoffman mérite bien un second oscar.
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  • (A ceux qui se poseraient également la question, j'ai vérifié et non, ce n'est pas le fils caché de Dr Quinn et de Little Big Man)
  • (Mais c'eût pu)
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par boultan publié dans : à voir
Mercredi 3 octobre 2007
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  • Hier, j'ai été voir Control, alors je vais pas faire le malin, juste remercier Sébastien Hurpoil de m'avoir fait découvrir à 13 ans, par l'entremise de l'énorme discothèque de son grand frère, Joy Division, Siouxsie, les Buzzcocks, les Slits, Wire, Bauhaus... Je me souviens d'avoir acheté Closer dans la foulée et, pendant plus d'un an, ne pas être parvenu à l'écouter en entier tellement ça me foutait physiquement mal à l'aise - le même mal à l'aise qui me prenait, à peu près à la même époque, en lisant Le portrait de Dorian Gray.
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  • (fin de transmission
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par boultan publié dans : à voir
Samedi 29 septembre 2007

 

  

 

 

Vendredi 28 septembre 2007
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  • Hier*, j'étais élégamment vautré dans le St Pierre-des-corps / Angoulème, refinissant un Pratchett pour recommencer l'Iliade-pour-les-nuls. En face de moi, un couple s'installe, bardé de matériel de camping sentant bon la chaussette humide et le pain mou - et en même temps c'est vrai que ça peut être super sympa, l'arrière-saison à St Pierre-des-corps, on ne sait pas ce qu'on loupe, si ça s'trouve c'est aussi beau que Culmont-Chalindrey en mars.
  • Au bout d'un quart d'heure, la fille se ramène deux boites de deux sandwichs triangle SNCF.
  • Pour info, la maman de Sébastien Chabal, qui nettoyait les trains pour nourrir sa descendance, en carottait tous les jours pour le goûter du petit : t'as qu'à voir si c'est nourissant. Et encore, il a à peine 13 ans le Chabal en vrai. Bref.
  • Donc, la fille attaque ses sandwichs, sauf qu'elle n'a pas bien saisi qu'il y en avait deux et qu'elle se débat avec un mastard de 15 cm d'épaisseur aussi digeste qu'une planche d'aggloméré. Alors elle s'en fout partout, se remplit allègrement les narines de mie de pain, jusqu'à des morceaux de jambon fushia qui viennent s'agglomérer à son mascara (le Torchon Look, parce qu'elle le vaut bien) : c'est la guerre avec le double sandwich.
  • Son mari la regarde d'un air héberlué. On sent que quelque chose l'interloque dans le pugilat sandwichique de sa compagne, mais on sent aussi qu'il va falloir attendre que sa prochaine pensée cohérente passe devant ses deux neurones en agitant un fanion et qu'on sera peut-être à Bordeaux avant. Mais non, mauvaise langue, son regard s'illumine soudain et il dit à sa femme, sur l'air de qui aurait inventé la pierre philosophale et le porte-jaretelles le même jour, sans une once de second degré :
  • "Ah, c'est comme ça que ça se mange ? D'accooooooord !".
  • Et de réunir ses deux sandwichs pour faire comme madame, convaincu d'avoir enfin compris le truc et un peu honteux de s'être évertué si longtemps à manger ses sandwichs de la mauvaise manière.
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  • tut-tut-tuuulut **
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  • * enfin, pas un "hier" bêtement calendaire mais le hier dans l'espace-temps moderne où les gens vivent perfusés au haut débit dans des appartements trop petits au lieu de partir batifoler au milieu des alpages, enfin, des pyrénéages, enfin là où la révolution numérique n'a pas encore renversé le conservatisme éthylique (certes lui aussi caractérisé par un haut débit)
  • ** jingle SNCF (mais si t'avais reconnu)(avoue)(tss)
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par boultan publié dans : à vivre
Mardi 18 septembre 2007
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  • Je me permet d'interrompre le cours normal de ce blog pour vous faire profiter de ces jingles concoctés par mon service commercial.
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  • (Au secours)
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Dimanche 16 septembre 2007
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  • Hier, nous revenions de la sempiternelle réunion des parents sise dans le quartier de haute sécurité qui tient lieu d'école à ma progéniture pendant les travaux de l'actuelle (école)(pas progéniture) pour laquelle son directeur m'a vanté "une cour sur le toit avec vue sur Montmartre" sans que j'ai la présence d'esprit de l'interroger sur les consignes de sécurité attenantes à un espace de jeu pour 6-10 ans élevé à trente mètres du bitume parisien.
  • Moi, partagé entre une admiration sans borne pour des jeunes gens apparemment sains d'esprit qui acceptent de passer six heures par jour avec une vingtaine de monstres en devenir pour un smic bulgare, et l'agacement légitime d'avoir subi deux heures durant des interrogations parentales aussi essentielles que "l'eau de la piscine est à quelle température ?", "vous voulez des crayons H, HB ou B ?" ou "comment ça se passe les cours d'anglais, vous parlez en anglais ou bien ?".
  • Junior, alléché par les montagnes de gâteaux arabes entassés jusqu'au plafond des vitrines de Belleville.
  • Bref.
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  • Direction Châtelet pour le debriefing maternel, sortie rue Victoria. Prenant mon courage éducatif à deux mains molles, je rassemble à la hâte mes vagues souvenirs et entreprend de narrer à la graine de pré-ado susnommée la vie de ce vieux mérou de reine Victoria par le menu. Pas le menu gastronomique avec buffet d'anecdotes à volonté, hein. Plutôt la formule rapide avec les oeufs-mayo de l'histoire posés direct sur le steack-frites géopolitique.
  • - Et tu sais qui c'est, la Victoria qui a donné son nom à cette rue, mon chéri à son papa d'amour ?
  • - Ah oui, je sais, Victoria c'est la dame blonde presque toute nue qui lance la Roue de la fortune !
  • - ...
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par boultan publié dans : à vivre
Samedi 15 septembre 2007
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  • Hier j'ai appris que Jacques Martin était mort et je me suis dit "merde, une pension alimentaire qui saute, mes impôts vont augmenter". Alors que j'aurais pu tout aussi bien me remémorer le record du monde d'enfilade de slip dans Incroyable mais vrai, les dimanches pluvieux de novembre chez une grand-mère baveuse devant Thé Dansant ou l'ânonnement du pire d'Yves Duteil à l'Ecole des fans. Comme quoi, en remettant au goût du jour Mireille Mathieu et Laurent Gerra, notre président démontre qu'il partageait avec Jacques Martin bien plus qu'un penchant pour les brunes arrivistes : une certaine idée de la culture.
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par boultan publié dans : à vivre
 
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