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20 octobre 2005 4 20 /10 /octobre /2005 00:00


Voilà, comme tu ne m'as pas DU TOUT aidé dans ma quête d'un aspirateur, y'a fallu que je m'occupe autrement en allant voir des films plutôt pas mal :

- The Descent, film du genre qui fait peur, n'invente rien mais s'avère plutôt efficace, en privilégiant les petits chocs visuels à l'atmosphère oppressante. On sursaute parfois, on admire les t-shirts moulants mouillés de ces demoiselles suffisamment minces pour glisser dans les boyaux étroits avec moults petits cris, et évidemment la mieux gaulée (Natalie Jackson Mendoza, déjà vue dans Moulin Rouge) joue la peste qui suce le mari des autres. Traitez-moi de pervers si vous voulez, mais une demi-douzaine de nanas court vêtues qui descendent dans une grotte étroite pour finir dans une mare de sang, c'est difficile de ne pas y voir une métaphore sexuelle bien lourdingue. Comme dans une vraie bonne série B, les dialogues sont ridicules, le scénario tient sur ma carte UGC et les effets spéciaux sont parfois dignes des films faits à la maison de Canal+, mais c'est aussi ce qui fait le charme de la chose. Et; c'est assez rare pour le souligner : la fin est parfaite.

- Don't come knocking, médiocre film sur la paternité mais grand film sur l'Amérique, les Amériques, les vraies (pas New York et Los Angeles), avec leurs contradictions, leurs clichés aussitôt démentis, leur beauté désuète de bidonville high-tech. Jessica Lange attachante (malgré un visage trente ans plus jeune que ses mains), Sam Sheppard un peu bloqué dans son rôle de cow-boy Malboro bourru-et-taciturne-mais-avec-un-coeur-qui-bat-en-dedans-de-lui, Tim Roth épatant comme toujours. Et, surtout, une idée par plan, parfois davantage, une beauté graphique à couper le souffle, à montrer dans les écoles de cinéma, qui s'étire confortablement dans un récit certes lent mais infiniment moins maniéré que la bande-annonce ne le laissait craindre. Un critique disait que Wenders avait sans doute été à la mode trop tôt, avec des films parfois inaboutis, et qu'il était injuste que la critique boude un peu celui-ci, le plus maîtrisé peut-être. Et puis, si Libé et Les Inrocks ont détesté, ça ne peut pas être complètement mauvais.

Prochaine étape, Corpse Bride, youpiyeah

 

(Natalie Jackson Mendoza par Sarah Dunn)

 


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Published by boultan - dans à voir
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commentaires

boultan 21/10/2005 21:26

toi du grassou ? arg, je me marre... t'as pris 100g ?

violettelila1 21/10/2005 21:24

purée Bouly, ça me mine le moral ces photos sur ton blog...j'ai du grassou autour du nombril, mes coquelicots me font bourgeonner et je te passe le pire. Merci de penser à mes yeux.

anna 21/10/2005 12:01

Boubou > je ne vois ABSOLUMENT pas de quoi tu parles. Mais y'a p'têt quelque chose qui m'échappe (de plomb).

boultan 21/10/2005 12:00

le problème de Lelouch c'est que ça fait 50 films que le précédent était meilleur...

Aupaysdesmalices 21/10/2005 11:57

On appelle ça le syndrome Lelouch "son 1er film était le meilleur"; la comparaison s'arrête là évidemment. Dur après "paris, texas" d'autant que le thème est toujours le m^me mais j'aime bien les cinéastes qui font toujours le même film. reviendrai après visionnage.

Adoré ton compte-rendu de "the descent" .