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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 14:12
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  • Chère Nadine Morano,
     
  • J'avoue, durant la dernière campagne présidentielle, je vous confondais un peu avec Valérie Pecresse. Même idolâtrie du chef, même coiffeur-visagiste Sainte-Algue, mêmes symptômes évidents du virus de la rage : vous ne me facilitiez pas la vie de citoyen, infoutu que j'étais de discerner bougredane de bougredandouille. Cela faisait même tâche dans le parfait casting de l'aéropage féminin du candidat UMP : une noire, une arabe, mais deux fausses blondes à bagouses. On se serait davantage cru à Cannes qu'à l'Elysée. Bref.
     
    J'ai, depuis, appris à vous distinguer de votre consoeur (en un mot) dont la ténacité de pitbull épileptique et la mauvaise foi érigée en mode de communication s'adoucissent parfois d'un demi-sourire presque humain et, parait-il (mais on dit tellement de choses), de certaines compétences professionnelles. Autant dire que la différence est nette avec vous, Nadine, à qui l'on s'est bien gardé de confier le plus insignifiant des maroquins - vous auriez de toute façon sans doute demander à Brice Hortefeux d'expulser l'importun illico presto. La décence m'interdit bien sûr d'évoquer ici votre physique qui, à défaut de vous ouvrir les portes du harem des femmes-de-présidentiables, vous laisse quelques espoirs en femme-de-ministrable si jamais Claude Allègre force un peu trop sur la Clairette de Die lors de sa future nomination au gouvernement.
     
    Vous le devinez, ce sont vos récentes déclarations qui m'ont poussé à vous écrire ces quelques mots, comme le dégoût pousse l'ado à s'éclater une pustule. Accompagnée en cela par l'innénarable souverainiste Yges Jégo, vous accusâtes, en réaction aux timides balbutiements de reproches sussurés par quelques responsables de l'opposition à l'encontre des gesticulations constitutionnelles relatives à la loi promulguant l'emprisonnement à vie des peut-être-coupables-un-jour-sait-on-jamais, vous accusâtes, donc, les socialistes "de se ranger du côté des assassins". Phénomène amusant, selon les sismographes les plus précis, on aurait alors très distinctement perçu Marcel Déat et Pierre Poujade flatuler d'aise du fond de leurs tombeaux, rendant ainsi hommage à la gluante abjection de cette tirade sordide. Cette résurrection, même éphémère et purement gastrique, mérite d'être soulignée.
     
    Sachez, madame, que je ne suis moi non plus pas complètement persuadé que l'enfermement à vie d'individus seulement coupables d'être suspects constitue une avancée décisive vers l'excellence humaniste. Je dois donc, en toute logique, être rangé aux côtés des violeurs d'enfants. Vous comprendrez que cela me gène un peu aux entournures.
     
    Mais, après tout, j'éprouve aussi quelques doutes quant à la pertinence d'écraser un gamin de 9 ans vivant en France sous le poids d'un gamin de 9 ans mort en Pologne. J'imagine que cela me met en bonne place parmi les responsables de l'holocauste. Quitte à être affublé d'un uniforme, j'aurais préféré devenir pompier, 'voyez.
     
    Sans vouloir trop plomber mon dossier, j'ajouterais quand même au tableau que la mode des grumeaux religieux régulièrement touillés avec le fait politique me parait du plus mauvais goût. En cela, je confesse avoir davantage subi l'influence de mes maitres d'école que de mon curé de paroisse, ce qui a le mérite de me classer dans le référentiel "Tout devient possible" parmi les imoraux incapables de distinguer le bien du mal, et m'absout sans doute des turpitudes susnommées.
     
    Votre mentor, que vous finirez bien par dépecer au jour de sa déchéance avec les autres hyènes qui l'entourent, s'était, un soir de débat télévisé, montré des plus narquois envers une rivale dont la "saine colère" lui avait paru outrancière et incompatible avec la fonction présidentielle. Il est vrai que la discorde ne portait alors que sur le sort des handicapés, et pas sur une poignée de main refusée à un égo dont on ne sait plus s'il est soutenu par le Medef ou dopé par Medellin. Et bien, chère Nadine, c'est sous l'emprise d'une saine colère que je me permet, aujourd'hui, de vous conchier et de vous souhaiter tout le malheur du monde.

    Bien à vous 
    (le malheur)
     
  • PS : Je laisse à mon brillant lectorat le soin de trouver une illustration qui siéra (animaux autorisés).
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Published by boultan - dans à s'demander
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commentaires

dragibus 05/03/2008 21:48

"Morano en cage à Medrano"

Toub 04/03/2008 16:12

Je cherchais une vraie bonne raison de te préférer à Nadine Morano ; je l'ai trouvée : les mises à jours de ton blog sont plus fréquentes.Je te donne l'adresse au cas où ça t'intéresserait : http://www.nadine-morano.com/topic1/index.html(Si ! si ! c'est avec plaisir, et puis ça ne me dérange pas, j'ai 15 mn de libres pour aérer mon bureau entre deux patients halitosiques).

pero 03/03/2008 12:55

vu comment tu la descends, je m'étonne plus qu"on puisse toi aussi te ranger du côté des assassins.

crouteprod 01/03/2008 18:48

je m'insurge contre la comparaison de cet animal au coeur gros qu'est la hyène à cette incorrigible sergent-chef au tailleur poubelle nommé Morano.Bordel.(hé t'en feras d'autres hein ? Des belles et mûres comme ça, qui fondent sous la langue et tirent la salive...)(sisisi)

edh 01/03/2008 14:20

http://www.dinosoria.com/mammifere/hyene_tachetee04.jpgCet animal peut etre...Sinon c'est tres bien ecrit...As usual.