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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 15:57
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    Monstres vs Aliens (beaucoup moins chiant que Volt, malgré un scénario contenu tout entier dans son titre)(en gros c'est des monstres contre des aliens quoi) témoigne quand même d'une tentative évolution sociolo-graphique du film d'animation, me disais-je à la sortie du cinéma en buvant du cidre bien frais parce que l'été se fait attendre et qu'il faut bien chamaniser un peu l'ambiance pour le faire venir, je refuse par exemple de ressortir les grosses chaussettes en signe de défi climatique, c'est ma rebelle attitude à moi, comme Diego je suis libre, libre dans ma tête, avec de fines chaussettes.

    A l'époque de Toy Story par exemple, on s'esbaudissait sur la qualité des textures des jouets. A la sortie de Final Fantasy, ce sont les cheveux de l'héroïne qui faisaient se pâmer la critique (une technique aujourd'hui récupérée par la plèbe publicitaire)(car tous les mannequins sont chauves à force de ne manger qu'un verre d'eau  par jour, il faut le savoir). Depuis on guette la qualité de la peau, parce que c'est hyper dur de faire une peau réaliste, ie un brin rougeaude et qui brille sur la zone T et, oh !, un chtio bouton là sur le menton, ouah.
    C'est tout un art, une peau dégeulasse.
     
    Or dans Monstres vs Aliens, le fil rouge graphique, c'est le cul. Notamment celui de l'héroïne (oui ça fait déjà deux fois que je parle d'héroïne, pourtant je continue de me doper aux noix de cajou, je vous le jure madame Albanel), dûment gainé dans une robe de mariée sacrément élastique et des combinaisons über-moulantes. Le cul des autres humains aussi, qui présentent des tronches vaguement semblables (hormis le président à la Stephen Colbert et le général doublé en VO par Jack Bauer himself) mais des popotins tous différents alors que, pendant longtemps, les fessiers demeuraient largement indifférenciés dans les dessins animés, ne variant guère qu'en taille. Le film s'ouvre d'ailleurs sur une séquence durant laquelle le spectateur (de plus de 12 ans) ne fera qu'attendre (désespéremment) la déchirure des habits de ladite héroïne, comme pour instiller un soupçon assez neuf de sensualité dans l'univers gentiment regressif et machiste du dessin animé grand public (où la dernière jolie fille en date se transformait en ogresse verdâtre, quand même).
     
    Traitez-moi d'obsédé si vous voulez, mais vous ne m'aurez pas par les sentiments : ce gusse qui lâche sa copine aux seins géants, non pas parce qu'elle mesure 70 mètres de haut mais parce qu'elle est désormais davantage reconnue que lui au niveau professionnel, on peut aussi y voir une douce satire des effets du lifting généralisé de la tête et du reste, ou du trouble générationnel des garçons face à l'émancipation des filles, ou encore (bref). 
     
    Par contre, j'ai pas d'explication philosophique à la scène où une chenille décérebrée haute de 300 mètres immobilise un monstre de métal venu de l'espace à l'aide d'une sorte de liane en morve géante.
    Mais je cherche.
    (Quelqu'un a du cidre ?)


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Published by boultan - dans à voir
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commentaires

Benrouf 08/04/2009 11:05

C'est en relief j'espère... Nan parce que le cinéphile priapique chaussé d'anaglyphes, tout de suite c'est la classe.

boultan 07/04/2009 20:06

mon ami mon frère mon camarade, je suis heureux de ne pas avoir été le seul à penser que.

KMS 07/04/2009 19:12

Le type sur la photo là c'est monstre ou Alien?(sinon j'avais remarqué le cul de l'héroïne aussi moi mais j'ai pas compris pourquoi sa robe n'explose pas de partout et justement au niveau des seins qui prennent 20 tailles d'un seul coup)(ni sa culotte mais remarque on la voit pas).