needle in a haystack
Il y a des rencontres, bien sûr, puisque c'est le nerf du film, des possibilités de rencontre, des impossibilités aussi, des avortées, des manquées, des heureuses. Il y a du désespoir en bloc, de l'espoir agrippé avec furie, de la rebellion, beaucoup.
Il y a presque un esprit punk tiens, de blackbouler les conventions, de croire en ses chances, de revendiquer, tout sauf la tiédeur, tout sauf la paix, fuck peace. Il y a beaucoup d'effort pour arriver à dire, à accoucher, même si c'est en chantant dans la rue, en dessinant sur un écran, en téléphonant dans le vide ou en se filmant soi-même.
Il y a deux acteurs formidables, Miranda July qui ressemble à ce qu'une anglaise peut avoir de plus exotique, John Hawkes, sorte de Louis Bertignac avec de beaux yeux, et aussi des enfants sublimes, et des seconds rôles épatants aussi.
Il y a un air de famille avec Locataires, dans le mélange très bien maitrisé entre l'excentricité et l'onirisme absolus de certains plans et un réalisme très Ken Loach dans d'autres.
Il y a beaucoup de poésie et de beauté, y compris graphiquement, dans un style très Sundance faussement bricolé.
Il y a des rires, beaucoup aussi.

(si tu peux imaginer ce qu'est le "poop ping pong", tu devrais comprendre)
("revu", j'imagine)
(la note)
(reçue, donc)
mais elle donne envie de le voir, ce film, cette note
moi j'ai trouvé ça assez excellent, une vue autocritique assez postmoderne
j'en parle ici : http://boucetmoustache.over-blog.com/categorie-255615.html
à part ça, c'est agréable à voir. Un peu gentillet peut-être
juste for fun : ))<==>((