diablogues

 
Mercredi 12 mars 2008
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  • Cher Claude Lelouch,
     
  • Hier, on a vu ton dernier film, Paris. Et bah, comme tous les chouettes films que tu as signés de ce curieux pseudonyme de Klapisch (ça veut dire "clapier" en allemand, non ?), on n'a pas été déçu, y'avait tout ce qu'on aime dedans. 
    Déjà, les jolis monuments de Paris, enfin, les trois plus connus, on les voit super bien. C'était une chouette idée de les caler en longs travelings entre chaque plan, c'est joli comme une carte postale et aussi fidèle que les grands films américains sur Paris, on a l'impression de voyager !
    Y'a aussi une belle brochette de personnages hauts en couleur, comme ils disent dans Téléstar : une boulangère raciste, un taxi râleur, une assistance sociale paumée, un maraicher relou, un prof d'histoire en velours côtelé... Mais où vas-tu chercher tout ça ? Quelle imagination, c'est dingue ! Avec toutes ces nuances, heureusement que tu n'hésites jamais à bien surligner ce que pense chaque personnage, sinon, on aurait été un peu perdu. Alors que là, pas du tout, c'est clair comme un bon Julie Lescaut. 
    On a aussi appris plein de trucs, par exemple que tous les gentils africains rêvent de venir chez nous vider les poubelles, comme le chantait si bien le grand philosophe Pierre Perret avant sa fameuse diatribe post-freudienne "Le zizi". 
    Y'a aussi des métaphores trop futées, comme ces top-models idiotes qui se font prendre comme des ouvrières au milieu des carcasses de viande à Rungis... 
    On avait déjà adoré tes récents sitcoms avec tout plein de jeunes gens venant de tout plein de pays (j'ai oublié les titres, mais tu sais, y'avait l'italien qui parle avec les mains, l'allemand sérieux, le russe alcoolique, le français dragueur, l'anglaise timide... trop bien vu cloclo !). Mais là, c'est bien simple, on a décidé d'écrire au directeur des programmes de FR3 pour qu'il te confie la direction artistique de Plus belle la vie. Juste, faudra plus faire travailler Juliette Binoche à l'avenir, elle n'est pas dans le ton, la pauvre, elle fait trop de nuances. Prends plutôt Bérénice Béjo ou Ophélie Winter, c'est un conseil de cinéphiles.
     
  • PS : On n'a pas bien compris pourquoi les journaux parlent d'un "film Coral". Le rapport avec la lessive nous a échappé. A vrai dire, on aurait plutôt appelé ça un film "Panini", avec tout plein de vignettes criardes dedans. Encore bravo.
     


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par boultan publié dans : à voir
Dimanche 17 février 2008
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    J'allais t'expliquer longuement pourquoi Cloverfield manque le coche à peu de choses près (manque d'empathie pour les personnages, concept de caméra embarquée visiuellement sous-employé et carrément ignoré pour la prise de son, reflexion sur le citoyen-cinéaste restée à l'état embryonnaire) malgré plein de bonnes idées. 
    J'allais aussi te raconter qu'un film comme Juno où les gens rient sur Belle & Sebastian et pleurent sur Cat Power entre illico dans le panthéon des "bons petits films indés US" - catégorie "made-my-day-movies".
     

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    Mais j'ai mieux.
     
    Beaucoup mieux.
     
    *suspense*
     
    Over-blog a changé d'interface de gestion et donne désormais les mots-clés google ayant permis d'accéder au bouzin ! 

    Florilège :
     
  • faux-jeton : Avril lavigne et ses occupations
    plus franc : Avril lavigne levrette
    cinéaste amateur : mise en scènes salopes backs
    droit au but : pas de culotte
    petites annonces : femme 60 ans libre pour l'amour 92
    grolandais du bled : je mourirais pour toi en algerien
    enfermé chez lui avec 2000 boites de raviolis : ouvre boite
    décidemment il est partout : Petit avec des grandes oreilles
    bande de malades : Guy Carlier petite fille a rio
    chacun sa came : marie ange nardi en collants
    l'inconnue du mois : karine tessandier
    littérature et intoxication alimentaire : mayonnaise verte moderato cantabile
    enfin une bonne recherche : musique pour faire l'amour
    JP Pernaut surfe aussi : tut nu victoria roue de la fortun
    ma fierté : trotsky tue le ski
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par boultan publié dans : à voir
Mardi 29 janvier 2008
  • Hier on a vu Sweeney Todd, et c'est comme quand on croise cet ancien pote de lycée qui était si drôle mais qui raconte toujours les mêmes blagues, la verve de la jeunesse en moins. Ou alors c'est nous qui avons vieilli, va savoir.
  • Le principal problème de ce film réside dans l'absence de Danny Elfman : en remplaçant l'un des deux ou trois plus grands compositeurs de cinéma par un nazebroc (*), Burton nous inflige d'insupportables ritournelles, maellström irritant et répétitif couvrant une grosse moitié du film de niaiseries qui rappellent davantage André Rieu au pays des touffes grises que l'Etrange Noël de Mr Jack.
  • Déjà bien lesté par cette soupe poisseuse comme le fog londonien et par vingt premières minutes assomantes, l'estomac du spectateur subit en outre les lourdeurs d'une histoire des plus prévisibles (pourtant, la traversée express de Londres, au tout début, laissait espérer une mise en scène plus nerveuse), d'une satire sociale (et si les pauvres se nourissaient des riches, pour une fois ?) sous-exploitée et d'une esthétique gothique certes assez réussie, mais réduite à deux décors et demi et tellement déjà vue, et souvent en mieux, chez Burton.
  • Les regrets sont d'autant plus vifs que les quelques scènes originales et dynamiques (l'irruption de Borat en barbier italien, la rêverie balnéaire de Ms Lovett) sont particulièrement réussies. Reste, aussi, des acteurs qui font ce qu'ils peuvent : Johnny Depp concerné mais peut-être pas assez vicieux pour le rôle, Helena Bonham Carter toujours aussi touchante, et des méchants assez méchants - c'est déjà mieux que dans Chansons d'amour où, en plus de chansons insupportables, on se coltinait des acteurs principaux mauvais comme cochons (*). Alors que le personnage du barbier se trouve limité à son unique dessein (c'est, physiquement et mentalement, un Edouard déniaisé qui se venge, disons), celui de sa complice, le plus riche du film, aurait d'ailleurs gagné à être mieux exploité.
  • Ca donne envie d'aller revoir Sleepy Hollow et Edouard aux mains d'argent.
  • Ca donne aussi envie de tuer toutes les Johaaaannaaaaaa du monde.
  • (C'est qui cette blondasse d'ailleurs, on dirait une Christina Ricci étirée en vertical ?!)
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  • Bref, comme dit mon amoureuse avec concision et à-propos : "que c'est tarte".
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  • (*) Rappel : en vertu de la nouvelle charte éditoriale de ce blog, une astérisque indiquera désormais l'emplacement de chaque diatribe que l'auteur se sera refusé à commettre à l'encontre du président de sa république, et ce afin de limiter autant que faire se peut l'immixtion dudit irritant stand-uper dans nos existences déjà livrées aux affres du chômage de masse, du réchauffement de la planète et de David Guetta. 
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par boultan publié dans : à voir
Vendredi 18 janvier 2008
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  • Hier j'ai vu Charlie Wilson's war et j'en suis sorti avec un sentiment de semi-gâchis - surtout après les tous premiers plans, où on pense que ça va être un joyeux foutoir de branquignoles, quand le drapeau US se noie presque littéralement dans un jacuzzi bordé de coke (*) et rempli de filles légères et ambitieuses (*).
  • Mais la suite s'avère moins réjouissante. La mention "based on a true story", généralement censée excuser les faiblesses du scénario au nom de la ciné-réalité, ne suffit pas à rendre ne serait-ce qu'un chouia réalistes les trois personnages principaux : Tom Hanks cabotine (*) comme personne, Julia Roberts s'avère aussi crédible en millionnaire bible belt que Mme de Fontenay en Jacky Kennedy et Seymour Hoffman, comme à chaque fois, ravale au rang de faire-valoir quiconque côtoie son charisme insensé à l'écran.
  • On sent bien que Nichols aurait voulu faire du Capra, mais les dialogues désincarnants à force de briquer chaque virgule de chaque réplique, la mise en scène plate et la musique lénifiante au possible entrainent le film dans un ronronnement satisfait, où l'on recherche désespérement la moindre fêlure. Et, surtout, on se demande bien quel est le message du bouzin : au-delà des bonnes vannes et des situations improbables, la guerre reste caricaturale au possible et l'America über alles suinte de l'écran.
  • Dommage pour les trois têtes d'affiche (qui font allègrement passer la pilule hein, on va pas se mentir, c'est loin d'être désagréable) qui mouillent la chemise avec un plaisir somme toute communicatif. Bref, rentre derechef dans la grande lignée des films amusants mais un peu vains, dont l'essentiel tient dans la bande annonce.
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  • (*) En vertu de la nouvelle charte éditoriale de ce blog, une astérisque indiquera désormais l'emplacement de chaque diatribe que l'auteur se sera refusé à commettre à l'encontre du président de sa république, et ce afin de limiter autant que faire se peut l'immixtion dudit irritant stand-uper dans nos existences déjà livrées aux affres du chômage de masse, du réchauffement de la planète et de David Guetta.
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par boultan publié dans : à voir
Jeudi 3 janvier 2008
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  • Hier on a vu Gone baby gone, dont le grand mérite est de refuser son destin de gros polar/mélo, avec son quota règlementaire de larmes et de poursuites, pour arriver à quelque chose de plus intéressant à long terme - ce qui est artistiquement et commercialement admirable.
  • Ben Affleck axe le scénario sur tout autre chose que l'enlèvement de la gamine : le combat entre moralité et justice, la paternité, la fidélité à soi-même et à sa "famille", la culpabilité... le tout sans coincer le spectateur dans une solution type, sans morale clairement affichée, sans déballage de pathos. L'ensemble n'échappe pas à quelques péchés de jeunesse logiques pour un premier long-métrage : une mise en scène parfois un peu molle et impersonnelle, le personnage de Michelle Monaghan sous-exploité (ce qui empêche la compréhension de son revirement et retire au film sa seule présence féminine potentiellement sexuée)(mais c'est aussi vrai pour le personnage de Casey Affleck, on aimerait en savoir un poil plus sur lui au début du film)(pas beaucoup, juste ce qui justifie par exemple la quête de Jake Gyllenhaal dans Zodiac)(mais j'imagine que l'excellent générique du début est censé combler ce vide, dans un sens)(bref), le jeu de Morgan Freeman trop monolithique, une ou deux séquences freaks dont on espère qu'elles sont exagérées sans en être trop sûr... mais l'honnêteté et l'humilité qui s'en dégagent le rende très attachant et le scénario fonctionne à plein dans la seconde partie.
  • Et Casey Affleck, s'il continue de choisir des personnages allant au-delà de ses yeux et de sa voix pleins de larmes, s'imposera définitivement comme un très grand acteur et constitue presque à lui tout seul un modèle assez inédit de masculinité incarnée à l'écran - il ne faudra pas longtemps pour qu'on entende "Mais si, Ben Affleck, le frère de Casey !".

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par boultan publié dans : à voir
Vendredi 21 décembre 2007
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  • Hier j'ai vu Je suis une legend, très bien jusqu'à Shrek. C'est plutôt bien filmé, il y a une vraie progression dans le perso de Neville, Dieu merci Will Smith ne fait pas de vannes (ou alors des vannes qui donnent envie de se pendre), les flash-backs (ficelle casse-gueule par excellence) passent plutôt bien avec notamment une grosse scène larmoyante judicieusement éludée, même le genre "maman j'ai peur" est quelquefois esquissé avec beaucoup de justesse (le hangar où le chien est rentré, utilisation classsique mais efficace des lumières et du cadrage).
  • Et on arrive au mannequin (piège ou delirium ?), puis au fuck'em all, puis à Shrek, et on se dit, "bibi, là le film il va monter de 10000 pieds, le gusse va devenir frappadingue, Terry Gillian a écrit le dernier tiers, alleluia". Et pis non, blockbuster powa, la fin est indigente... dommage.
  • Mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que l'omniprésence des écrans de télé, et le fait que précisément le climax se passe devant Shrek, est comme un message du scénariste pour dire "oh, c'est juste de l'entertainment les gars, moi j'aurais bien voulu mais j'ai des producteurs au cul, désolé". C'est d'autant plus dommage que de toute façon le film est suffisamment violent pour ne pas être familial, alors pourquoi cette fin ridicule, cul-bénit, incohérente ?
  • De même, l'idée du héros (noir) qui essaie de réparer les conneries de scientifiques (blancs), le mannequin (blanc) qui refuse de lui dire bonjour (en même temps c'est un mannequin hein, mais bon, le symbole est là), le canardage sur les buildings de yuppies, les streumons (blancs), tout ça n'est pas inintéressant.
  • Sinon, sur les effets spéciaux, j'ai presque moins tiqué sur les streumons, pourtant assez loupés, que sur les animaux, visiblement cocaïnés jusqu'à la moelle. Apparemment, à Hollywood, ils n'ont donc pas passé les dimanches après-midi de leur enfance à mater des gazelle se faire boulotter par des lions, avec Dussolier en voix off.
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  • A l'opposé total, le dernier Kechiche. Ainsi donc, L'esquive n'était pas un coup de bol. Pourtant, j'ai eu très peur au début de La graine et le mulet, les trois premiers quart d'heure sont assez lents dans l'installation des personnage et très centrés sur Slimane, qui, erreur de casting ou personnalité voulue par Kechiche, s'avère trop d'un bloc pour laisser prise à l'empathie. Du coup, malgré la sympathie immédiate que la troupe dégage, on a un peu peur de se retrouver face à un mix mal digéré de Ken Loach et de Plus belle la vie mâtinée de dialogues trop longs à la Tarantino.
  • Et puis, les filles déboulent, prennent la place d'assaut, le film perd vite son vernis "docu avec acteurs réels" pour devenir un film, un vrai, où l'on pense à Pialat, à Bergman, à Casavettes, avec une histoire, un suspense, des enjeux, des plans bien filmés, des scènes d'anthologie (le repas de famille, aux dialogues certes un peu faiblards mais avec un pouvoir d'immersion rare ; la crise de la belle-fille, terrible).
  • Et puis ce final, les allers-retours entre la danse du ventre (LE truc impossible à filmer sans tomber dans le cliché, et bah si, c'est possible) et la course désespérée... absolument magistral. Et on a déjà le meilleur espoir féminin, voire plus (mais ça serait très surprenant de voir Cotillard derrière)(et pourtant), avec Hafsia Herzi.

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par boultan publié dans : à voir
Mercredi 12 décembre 2007
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  • Hier on a vu I'm not there et, comment dire, on n'y était pas non plus. C'est superbe, virtuose, très bel objet, acteurs formidables, clap-clap, à exposer dans toutes les bonnes salles d'art contemporain. Le souci de ce kaleïdoscope qui se targue de brasser 20 ans d'histoire américaine et 20 ans de Dylan, c'est qu'il ne sort pas vraiment du montage malin pour raconter une histoire, une vraie. Comme je l'ai compris, c'est précisément le sujet du film : I'm not there, Dylan n'est jamais où on l'attend, l'Amérique est une mosaïque disparate plus qu'un ensemble fini et résumable, et tout ça sent l'arnaque à plein nez, tant pis pour ceux qui y croient et qui veulent y plaquer leurs propres fantasmes. Sauf qu'in fine on a l'impression de regarder un tableau impressioniste de trop près, et les patés de couleur ne font pas sens. Pas s'empathie non plus avec des incarnations qui se succèdent trop souvent comme dans un tunnel de clips, avec des transitions qui cherchent plus l'effet que l'idée. 
  • S'il laisse de côté le spectateur, le film n'est pas tendre non plus avec Dylan, qui, neuf fois sur dix, est présenté comme un poseur nombriliste qui ne répond que par des aphorismes faciles et des propos pseudo-nihilistes qui ne passeront pour des traits de génie qu'auprès de ceux qui en sont déjà convaincus - la lecture à froid des dialogues doit dégager de récurrents relents de fatuité. Encore une fois, c'est peut-être le but du bouzin, d'avancer que Dylan et l'Amérique sont inabordables et que les apparences ne sont que du vent, sauf qu'on se demande du coup où est la substance du film. On en sort à la fois ébloui par la maitrise graphique et sonore et en se demandant "so what ?". Un peu comme ces films qui traitent si bien de l'ennui qu'on s'y fait chier comme des rats morts.
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par boultan publié dans : à voir
Mardi 4 décembre 2007
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  • Hier on a vu La nuit nous appartient, très, trop classique (et puis merde, Blondie et Clash dans un club hype en 1988 !). A l'image de cette maladresse musicale, il manque toujours un petit quelque chose pour que le film transcende la banalité du scénario pour atteindre vraiment les altitudes de tragédie grecque judéo-chrétienne qu'il vise. Du coup on passe un bon moment mais toujours en attendant l'envol, le rebondissement qui tue, la faille... et puis non.
  • En même temps, c'est le thème du film (de tous les films de Gray), la fatalité, le destin, le "on n'échappe pas à sa famille", mais dilué de film en film dans un cadre hollywoodien de plus en plus traditionnel, forcément, ça tend vers le convenu et le plan-plan. Reste quand même Joaquin Phoenix, Robert Duvall et la plus belle poursuite en bagnole depuis un sacré bail.
  • Bref, mieux vaut se refaire Little Odessa ou aller voir Les Promesses de l'ombre qui sort un tout petit peu plus des sentiers battus.
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par boultan publié dans : à voir
Vendredi 16 novembre 2007
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  • Parti trop vite avec ses meilleurs films tournés il y a, fiou, 25 ans, Ridley Scott est de ces auteurs qu'on n'arrive pourtant pas complètement à détester. Ni virtuose de la caméra (on a vu des séries France Télévisions esthétiquement plus chiadées que cet American Gangster), ni scénariste innovant, c'est un peu le laborieux de la classe, celui qui rassure quand on voit qu'il s'en sort quand même (un film sur deux dans le cas de Scott), même si on n'attend plus de coup de génie de sa part. Et puis quand on choisit Russell Crowe comme acteur fétiche, c'est qu'on a bon coeur.
    Donc, American Gangster, film agréable et prévisible, avec des Denzel Washington et Russell Crowe appliqués et attachants même si pas exempts de toute caricature, et une très bonne dernière partie qui aurait mérité un peu de rab'.
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par boultan publié dans : à voir
Vendredi 26 octobre 2007
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  • Hier, j'ai vu Paranoid Park et j'ai bien aimé et je suis en colère contre lui. Simultanément.
  • Je l'ai bien aimé parce que l'acteur est parfait, parce que le quota de beaux plans à-la-Van-Sant est largement atteint et que le travail sur la bande-son est assez passionnant malgré un certain maniérisme.
  • Et je suis en colère parce que Van Sant se fout de la gueule du monde.
  • Passe encore les insupportables scènes esthétisantes en pseudo-super 8 de skateurs au ralenti : c'est pas parce que t'as pécho le chef op' de Wong Kar-Wai que tu sais faire du Wong Kar-Wai. Juste, tu filmes des grands dadais à jeans trop larges qui font des ronds sur une planche de bois, et ça ne sert absolument, strictement, définitivement à rien.
  • Passe - plus difficilement - la scène ridicule du demi-tronc (tu la reconnaitras, tu verras).
  • Ce qui ne passe pas, c'est que l'unique ressort du film (dont le scénario remplirait à grand-peine un demi-épisode de Premiers Baisers)(et pour éviter de tout balancer en une demi-heure, bah on répète les scènes dans le désordre)(les critiques adorent), le seul intérêt, disai-je, réside dans l'empathie ressentie avec l'adolescent. Empathie à laquelle on ne peut pas échapper, vu qu'il est relativement parfait comme ado, alors c'est un peu toi ou moi mais en beaucoup mieux et forcément tu gobes toutes les bulles de vide arty autour et tu ne gardes que l'évocation très réussie de l'adolescence mêlée aux souvenirs cotonneux de la tienne.
  • Mais tu ressors avec l'impression de t'être fait émotionnellement arnaquer, comme si on t'avait projeté la vie d'un chaton-mignon avec des zolies images et de la musique hype : tu sais pas trop si le flingue du pathos était braqué sur le chaton ou sur ta tempe.
  • Je sais, c'est confus.
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par boultan publié dans : à voir
 
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