à voir

Jeudi 21 avril 2005


- Alors, chef-d'oeuvre ou pas ?

- Chef de l'oeuvre d'Eastwood, peut-être. Accomplissement du style fait de justesse, de suggestion. Mine de rien, Clint choisit régulièrement des sujets casse-gueule au possible et parvient à éviter les chausse-trappes avec maestria. Là, la boxeuse n'est pas violée par ses petits camarades de gymnase, ne tombe pas amoureuse de l'entraineur-septuagénaire-mais-qui-dégage-une-telle-aura, ne devient pas championne planétaire avant de sombrer dans la drogue... Seule sa famille n'échappe pas à la caricature, mais pour eux on sent que Clint s'est vraiment fait plaisir

- Ca reste très mélo non ?

- Et alors ? C'est pas une insulte non plus, quand c'est bien fait. Il est bien parvenu à limiter le pathos de Meryl Streep et le cabotinage de Tommy Lee Jones... Le vrai choc dans Million Dollar Baby, c'est que Clint pleure. A chaudes larmes, le visage dans les mains. Et là, t'as toute ton enfance, passée à aduler le cowboy impassible en poncho, qui te saute à la gueule : tu prends quelques années d'un coup, et Clint aussi d'ailleurs, qui balance cette scène comme pour dire "si je claque demain, je l'aurais faite, au moins".

- Et dans la salle ?

- M'en parle pas, que des couples, ça papote pendant le film et ca se démonte les mandibules dès le générique de fin. Vivement qu'elle bosse un peu moins, j'en ai marre d'aller au cinoche tout seul, je m'aigris à vue d'oeil.


 

 

Par boultan
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Dimanche 24 avril 2005

- "Un conte capillaire où les garçons jouent à qui aura la plus longue (banane) et les filles, la choucroute la plus vertigineuse"

- Oui, ça, on peut pas dire, z'ont le cheveu long et bien tenu - c'est même un des seuls bons gags du film, quand la cheerleader se laque la touffe avant de foncer dans le tas comme un bélier. M'enfin, ça fait pas un film non plus.

- "Narrativement plus rigoureux que ses précédentes oeuvres, plastiquement d'une cohérence sans faille et nanti de personnages réellement consistants, Hair High a quelque chose de la maturité"

- On n'a pas du voir le même film - ou alors mieux vaut éviter ses précédents...

- "Bill Plympton, le trublion du dessin animé américain, monte une charge au vitriol contre tous les clichés et mythes de la civilisation teenager. Hardi, rude et salace, ça décoiffe"

- Pas faux, mais ça a tellement déjà été fait avant qu'on se demande si ça ne devient pas franchement cliché de dénoncer ces clichés-là.

- "Plympton (plus féroce et déjanté que jamais) signe par ailleurs une oeuvre personnelle dans laquelle il passe en revue toutes ses références ciné (De Palma, Svankmajer, Waters, nommément cités)"

- Mouais, moi j'ai surtout vu du Vuillemin mâtiné de Groening - et Vuillemin, on a beau aimer, sur une heure et demie ça tire à la ligne.

- Alors, verdict ?

- Déjà, de ne pas se faire un avis sur la seule fois de critiques glanées sur Allociné. Ensuite, que c'est un ovni, qui ne laisse pas indifférent, qui recèle quelques scènes intéressantes et d'autres franchement poilantes (la mascotte priapique, facile mais efficace) mais assennées au lance-roquette. On en ressort usé, un peu vaseux, comme après s'être enfilé une des gigantesques glaces dont raffolent les héros. Et, entre The Warriors et Brice de Nice, mon cholesterol n'avait pas besoin de ça...

 

Par boultan
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Samedi 30 avril 2005

- Grand début quand même pour ce Garden State, la scène dans l'avion, puis le sublime Don't Panic de Coldplay qui attaque...

- Oui, le début est intéressant, même esthétiquement, et certaines scènes déjà vues mille fois (la fiesta fumette/pills entre djeuns de banlieue WASP) sont plutôt réussies. On reste juste un peu gêné par l'air ahuri du héros (pas facile à dire)

- Attends, c'est logique, il est shooté depuis son enfance, et il trimballe des trucs à faire hurler Freud, c'est logique qu'il ait l'expression d'une moule !

- Admettons... Mais dès que Portman déboule, avec ses milliers de muscles rien que pour faire tout l'alphabet avec son sourcil gauche et son sourire à damner Benoit croix-vé-bâton, il parait palôt le gars... En fait c'est tout le film qui tourne un peu palôt, mais en même temps y'a une logique narrative : à mesure que le héros devient "normal" et assume sa normalité, le film aussi devient presque banal, jusqu'à s'engluer dans une romance pas très bien plaquée sur le reste. J'ai cru qu'ils allaient brailler "I am ze king of ze world" sur le caterpillar, c'est dire ! 'Fin, comme souvent, y'a dix minutes de trop sur la fin (la scène de l'aéroport, au secours !)

- T'es dur, 'l'est quand même bien ce film, un peu archétypal "Sundance" mais bien. Le pote qui vit avec sa mère et multiplie les plans foireux pour grapiller ses dollars est excellent, par exemple.

- T'as pas tort. Ca donne presque envie de vivre dans le New Jersey. Nan, j'déconne. Ou alors j'suis énervé parce que Zach Braff, le réalisateur/acteur, est plus jeune que moi et qu'il a fait un chouette film alors que moi, aujourd'hui, j'ai écrit un papier sur des cellules photovoltaïques en silicium monocristallin. "Le destin, ce grand farceur" comme dit Syd dans l'Age de glace...

 

 

(Excusez le titre, j'avais envie de citer Belle & Sebastian, et j'fais c'que j'veux d'abord, même si c'est sans rapport avec ce qui suit. Quoique, si, là, en fait, complètement)

Par boultan
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Mercredi 4 mai 2005

- Lee Seung-yeon, j'imagine que vous voyez plus Locataires comme un conte que comme une histoire traditionnelle, me trompe-je ?

- ...

- Mmmmm... Donc, vous avez été miss Corée ? Ca doit être intéressant ça, miss Corée, nan ?!

- ...

- ('tain, elle en décroche pas une, bonjour l'interview...) Libération a parlé de "croûte perverse" à propos du film, est-ce que, vous aussi, vous pensez que leurs critiques devraient avoir été pendus avec les tripes de Serge July depuis bien longtemps déjà ?

- ...

- (enchaine, garçon, enchaine) Peu coutumier du fait, le réalisateur a même instillé de l'humour et de la légèreté dans ce film, est-ce que le tournage a été facile ?

- ...

- AH ! J'AI COMPRIS ! Vous faites comme dans le film, muette comme une carpe, pas de dialogue !! Marrant le concept ! Genre, pendant toute la promo, vous dites rien ?

- ...

- Et là, par exemple, si j'me rapproche, nada ?

- ...

- Et si je touche, là, par exemple, motus ?

- VLAN !!!

- (se frotte la joue) 'tain, y'a quand même une sacrée barrière culturelle avec les asiatiques, elles savent pas c'qu'elles veulent... T'as d'la chance qu'il soit bien ton film, sinon j't'aurais recommandée pour le prochain film de Le Bihan, ça t'aurait fait les pieds, tiens...

 

 

Par boultan
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Lundi 9 mai 2005

C'est l'histoire d'un héritage, subi et subit, lourd à porter, d'abord refoulé mais vite pris à bras le corps, parce qu'il n'y a pas moyen de faire autrement. D'un père qui resurgit et dont il faut décider s'il doit être haï, aimé ou juste assumé. D'une vie démolie en un clin d'oeil et de la fuite, au bout du monde, qui s'en suit, pour trouver le soulagement laisser derrière soi la culpabilité et se chercher un destin de substitution. D'une brune aux yeux étincelants, parsemée de tâches de rousseur, qui elle aussi devra couper court avec son héritage (et ses cheveux) pour se réaliser. Parce qu'en fin de compte, même si ça leur prend des années, ils réalisent que leur vie n'est pas celle qu'on leur a préfabriqué et pour laquelle on les a conditionnés. Enfin, moi, c'est ce que j'ai bien voulu y voir, dans Kingdom of heaven.

 

Par boultan
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Samedi 14 mai 2005

Au risque de perdre une partie de mon lectorat féminin, dont la qualité n'est pourtant plus à démontrer(brosse brosse garçon, dans le sens du poil, et qu'ça brille), il fallait, je dis bien il fallait, parler en ces lieux, un jour ou l'autre, de Scarlett. Scarlett, quand on a vu le plan fixe sur son arrière-train boudeur dans Lost in translation, c'est foutu. 30 bonnes secondes sur un cul, qui s'ennuie, qui soupire, qui se cherche. Impossible de commencer un film comme ça, et pourtant. Même une brune me l'a avoué, c'est dire si c'est vrai : le fessier de Scarlett joue admirablement bien. Il a du terminer major de l'Actor's Bottom Studio. Il finira sans doute immortalisé dans le bitume d'Hollywood Bld, au milieu de dizaines de paires de mains autrement moins expressives. Bref.

 

 

Donc, bravant une bande-annonce, un titre et une affiche d'une banalité affligeante, et peu en rapport avec le film en plus, le garçon va voir En bonne compagnie. Enfin, il va voir Scarlett. Il est seul, il en profite. Même, il se la raconte un peu, répète à la cantonnade "j'vais voir un film en bonne compagnie avec Scarlett". Au début, pas de Scarlett, le garçon trépigne un peu, mais Dennis Quaid est rigolo. Au milieu, des vrais morceaux de Scarlett, avec une jupe qui suffirait à motiver l'achat du DVD pour l'arrêt sur image. Et Dennis Quaid est un parfait gros con. A la fin, Scarlett est évincée, mais on s'en fout, Dennis Quaid est juste. Comme le film. Pas celui de l'année, c'est pas Sideways non plus (même s'il y a beaucoup de Dennis Quaid dans Thomas Haden Church, ou vice-versa), mais quand même, pas si mal. N'espérez pas une romance poignante ou une satire fulgurante du monde de l'entreprise, mais un film sur la paternité, léger.

(Juste pour récupérer une partie de mon lectorat féminin, Scarlett avait un peu l'air d'une gourdasse lors de la présentation à la presse du Woody Allen à Cannes, et n'arrive pas à la cheville d'une brunette sélectionnée avec soin, voilà c'est dit)

Bon week-end.

Par boultan
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Mercredi 18 mai 2005

Y'a cette expression, "ni fait ni à faire". Gus Van Sant, il l'a fait, Last days, et plutôt bien fait dans un sens. Reste à savoir si c'était à faire.

Qu'on ne se méprenne pas : le film est cohérent, parfois très beau, et on l'imagine parfaitement en adéquation avec la vision du réalisateur (pour lequel il ne s'agit que d'une fiction inspirée de). Seulement, du coup, il est à peu près aussi attachant qu'Emile Louis. Aucune empathie, ce qui est bien sûr voulu - non seulement Van Sant n'avait pas envie de provoquer des suicides collectifs à la sortie des salles obscures, mais surtout c'est précisemment un des trucs que Cobain ne supportait pas, qu'on le prenne pour modèle, égérie ou symbole, de qui de quoi, va savoir, de rien peut-être, de la "blank generation" que chantait Richard Hell quinze ans plus tôt et qui revient à peu près à chaque génération, sans doute, arg, au secours, je n'arrive plus à finir cette phrase, aidez-moi bordel, vite, balancez-moi un point, vite, hop, merci, c'est bon, je l'ai, j'le pose, juste là.

Mais à force de se cogner contre la bulle isolant le héros, on en reste un peu en dehors du film. Kurt/Blake est mal, perdu, inadapté. Il commence par se casser la gueule en descendant un talus alors qu'il y a un escalier juste à côté, et finit par se casser la gueule (déjà refroidie) du brancard des ambulanciers ramassant son corps. Soit. On parvient souvent à sentir le vide, l'absurdité, le malaise, l'ennui (ça, on le ressent TRES bien parfois, faut reconnaitre), la fragilité face au monde externe ; mais ressentir ça pendant deux plombes ne laisse pas une grande impression et ne fait pas forcément un grand film. D'autant plus que le réalisateur reste toujours extérieur au héros, dans une sorte de neutralité embarassée. A titre d'exemple, les boucles temporelles, figurant sans doute le fait que le héros tourne en rond et à vide, n'apportent pas grand chose en dehors de l'effet de style.

Qu'en retenir ? Une poussée de nostalgie malsaine pour les anciens camés, peut-être, et encore. Perso, quelques souvenirs de sous-bois de ma campagne champenoise, qui, à 7 ans déjà, me parassait déprimante et vaguement inquiétante. Quelques drôleries quand même, d'autant plus efficaces qu'elles surnagent au milieu du naufrage du héros, quelques symboles lourdingues (les VRP cathos et leur discours sur le sacrifice du p'tit jésus, un brin too much), une chanson formidable, et l'apparition d'une Kim Gordon classieuse (là c'est le fan qui parle).

 

 

Sinon, Ian Curtis s'est pendu il y a 25 ans aujourd'hui.

Re-sinon, je pense à me racheter des caleçons, mais bon, rien n'est moins sûr, j'ai peur de m'engager à la légère.

Par boultan
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Jeudi 26 mai 2005

T'es triste. T'es seul. T'as pas d'ami. Pas d'amie non plus. Un sexe/décolleté étrangement sous-dimensionné. Tu travailles dans une station d'épuration. T'achètes de la préparation H en cubi. Ta mère t'appelle tous les jours. Tes slips ont chacun leur prénom.

Et bah y'a moyen de rire quand même ! Enfin j'imagine, moi j'en sais rien, je n'ai aucun des problèmes susnommés. Evidemment. Mais j'ai sacrément ri quand même, et j'étais pas tout seul (deux pliés de rire au milieu de 600 fans agressifs). Donc ça peut marcher. Donc, allez voir Star Wars : la revanche des méchants. Liste non exhaustive de Pecasseries intergalactiques :

- la partie de plate-formes façon Super Mario, même pas chaud dans la lave en fusion

- le cri de détresse du fraîchement recarrosé Dark Vador, vachement moins crédible que sa parodie dans Toy Story 2

- la tronche de l'empereur après son premier cours "L'électricité facile avec Claude François" : une face de cul façon South Park, mélangée avec Margareth Thatcher over-botoxée et tout juste attaquée par un essaim d'abeilles sous acides

- le lézard géant d'Obi-Wan, trente mètres de long mais un cri de poussin émasculé

- la conversion d'Anakin, 8,6 secondes pour passer de "je vais te tuer méchant empereur vilain" à "ok chef, je vais massacrer tous les apprentis Jedi, quitte à dépecer les foetus avec les dents s'il le faut, tu m'as trop convaincu"

- la paralysie faciale de Samuel J Jackson - et des trois quarts des acteurs d'ailleurs, exceptée Nathalie Portman et ses sourcils magiques, et encore

- les traversées complètes de la galaxie en une heure comme chez Speedy (et aussi comme chez Josiane, métro Porte Dorée, relâche le week-end, tarifs de groupe) - bien plus vite que dans les épisodes chronologiquement postérieurs, sûrement un coup des régulateurs de vitesse Renault sur les croiseurs interstellaires GTI turbo

 

 

(nan, j'étais pas avec elle hier, j'étais avec une vraie bombasse, faut pas déconner non plus)

Par boultan
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Vendredi 10 juin 2005

- Sûrement l'adaptation de comics US la plus fidèlement retranscrite sur grand écran. J'veux dire, les Batman de Burton sont d'excellents films, mais avant tout des films de Burton inspirés de, pas des adaptations littérales. Le découpage, le rythme, le style graphique, tout y est.

- Je ne sais pas si ça fait un bon film pour autant, si la dynamique BD peut vraiment être compatible avec le support cinéma. Ca manque quand même de creux et de bosses, de pauses, d'aspérités, on a vraiment l'impression que les cases défilent à toute berzingue sous nos yeux et on peut en ressortir un peu étourdi et vidé. C'est un pulp movie, quoi, un exercice à part - d'ailleurs on retrouve les boucles temporelles dans lesquelles s'entrecroisent et se lient les différentes histoires, comme dans Pulp Fiction, sauf qu'ici les personnages s'avèrent encore plus caricaturaux et l'intrigue plus insignifiante. Mais malgré ce côté désincarné, le casting est impeccable, et Rourke grandiose - et presque sans maquillage ! Le film peine d'ailleurs à redémarrer quand il quitte l'écran à mi-parcours.

- N'empêche, elle est difforme Jessica Alba, c'te bouche là, c'est pas possible.

- Difforme, c'est peut-être pas le mot que j'aurais choisi non plus, mais bon... Moins difforme en tout cas que Del Toro en distributeur de Pez !

- C'était bien quand même ?

- Oui.

(prennage de main)

(sourires en coin)

 


Par boultan
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Mercredi 22 juin 2005

Comme disait Tony Micceli à sa fille qui hésitait entre le pantacourt et le corsaire pour aller galocher cette endive de Chad : "Sam, ma fille, prend une feuille, trace deux colonnes, pour et contre, et tu sauras". "Mais surtout, quoi qu'il arrive, pas de sodomie le premier soir, ça fait mauvais genre" ajoutait-il parfois. Bref. Donc, Batman Begins :

Pour :
- Cillian Murphy, déjà aperçu dans La jeune fille à la perle, est vraiment inquiétant
- Christian Bale campe un Bruce Wayne plus qu'honorable, même s'il joue plus l'obsessionnel que le schizophrène - on peut regretter Michael "Lepers" Keaton, ou pas
- Gary Oldman, qui, comme Michael Caine, a le bon goût de ne pas en faire des caisses, et qui ressemble de plus en plus à Tommy Lee Jones, ou l'inverse
- la première demi-heure, malgré un petit côté dépliant touristique, est visuellement réussie
- pas d'esbrouffe ou d'abus d'effets speciaux à la con (l'anti-Schumacher quoi), sauf dans l'emballement final, indigeste bouillie visuelle
- les retours pas si lourdingues sur l'enfance du super-héros-aux-oreilles-pointues, à la manière de Burton

Contre :
- Liam Neeson, pas crédible pour deux ronds en méchant, et qui a du mal à retirer son masque de cire (modèle Costner 97) taillé par Georges Lucas
- Katie Holmes, avec ses yeux de cocker neurasthénique qu'on meurt d'envie de renvoyer à la fourrière de Dawson Creeks, et à qui, en plus, ont été réservées les pires lignes de dialogues du film, "mais il faut des gentils pour combattre les méchants", ambiance parodie Bioman des Inconnus
- vraiment, Nolan ne maîtrise pas les scènes d'action virevoltantes ; d'une manière générale, la mise en scène est assez quelconque, le réalisateur semblant hésiter entre l'emphase qui sied aux Comics et l'intimité qu'il essaie d'insuffler. Plutôt qu'un "Batman begins", un "Before Batman" lui aurait peut-être mieux convenu
- la Batmobile Jouéclub est un peu pourrave, et les gadgets sont fabriqués en Chine - Marie-Georges va encore râler
- certains pourront regretter que ce Gotham relève moins de l'imagerie gothico-futuriste burtonienne que du New-York actuel auquel on aurait juste ajouté un métro aérien
- la musique reste honnête, mais on est loin de Danny Elfman quand même


 

Par boultan
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