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Sixième visite, rue de l'Ourcq. Plus que l'appartement fort correct au demeurant, l'amateur de belles pierres retiendra surtout les parties communes non refaites depuis la chûte du gouvernement Thiers, à vue de nez. Une expression, "à vue de nez", qui prend ici tout son sens tant les peintures rupestres qui ornent les murs maronnasses - et où l'on reconnait ici des mains sales, là des semelles de baskets, entre les deux d'étranges formes peut-être sexuées - se mêlent avec une cohérence rare aux effluves de parquet en décomposition et de peintures saturnales.
Septième et neuvième visites (je te passe les trucs corrects, c'est pas drôle sinon), ou la découverte que l'appellation "chambre" s'applique dès lors qu'une pièce peut contenir un lit double, 4 m² suffisant donc - la possibilité d'une fenêtre est généralement optionnelle.
(Tiens, c'est déjà l'heure de rappeler Mabrouk)
(Le bon côté, avec tous ces gens qui déménagent, c'est qu'on va tous devenir des putains de pros du BTP)
(Toujours une bonne possibilité de reconversion) -
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mots-clé du jour : gentil cheminot / fabriquer une boisson pour doper sa femme
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Cinquième visite, dans le bus vers Belleville l'assez-bien nommée (contrairement à toutes ces cités sordides reconnaissables à leur charmant patronyme, généralement emprunté soit à des gauchistes morts, soit au registre ornithologique - un des charmes de la vie moderne consistant à se faire dépouiller dans la cité des Mésanges bleues au pied de la tour Salvator Allende). En route vers un faux trois pièces à double salon. Le téléphone sonne, "allo, j'espère que vous n'êtes pas en chemin, la visite est annulée, la locataire refuse d'ouvrir". Ouistiti-cheese, tout le monde descend.
Cinquième visite bis. Couché à 4h, levé à 5h, courir vers le tram qui court vers le TGV qui court vers le métro qui court vers le bus qui court vers la rue des Pyrénées, arriver dans un état proche de l'Ohio au lieu-dit de la visite, presque à l'heure. Personne. Appeller l'agence et s'entendre répondre "Ah, votre rdv n'a pas été noté dans le registres alors on n'a pas pu vous prévenir, Mme M*****k, l'AI, est à l'hôpital et là on n'a personne pour assurer les visites, faudra rappeler". Pensée honteuse ("J'espère qu'elle s'est au moins pété le fémur"). Coup de fil quelques jours après : Mme M*****k, qu'une insigne maladresse me fait appeler "Mme Mabrouk" à deux reprises, va mieux, mais la locataire semble toujours aussi rétive. Je l'imagine un instant telle la vieille en nuisette dans l'excellent [REC], cloîtrée chez elle, hurlante et glapissante, dévorant les intrépides visiteurs. -
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mots-clé du jour : corps simples dans des coquelicots / yves duteil
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Quatrième visite, gosse en bandouillère. A l'heure dite de la visite, une dizaine de jeunes messieurs-dames attendent en bas. Ca sent la laque, le skin neuf et la première montre Gucci à plein nez. Avec junior, on rentre dans l'immeuble, tout le monde nous suit d'un coup, j'ai peur qu'on soit écrasés sous les Manolo Blink et les Richelieu trop pointues, je serre mon fils contre moi.
Visite, les locataires sont présents (deux décérebrés qui discutent ensemble via MSN, chacun immobile à un bout du canapé avec le portable qui lui brûle les cuisses), leurs culottes sales sont là aussi, en guirlande dans la chambre, de même que les draps changés à Noël. Une moquette gris-souris ayant viré gris-vieux-rat-dégeu recouvre le parquet, un crime qui mériterait de la prison ferme si les juges de ce pays faisaient leur travail correctement.
Mais le reste est en assez bon état. Enfin, jusqu'à ce que l'on pénètre dans la cuisine, qui arracha à mon fils un sursaut d'effroi (pourtant il a déjà traversé la Haute-Marne sans sourciller, t'a qu'à voir s'il lui en faut pour l'horrifier) et un jugement sans appel : "On dirait que les murs, ils vont nous tomber dessus". Compter 3-4 jours pour gratter, enduire et repreindre la cuisine, idem pour la salle de bain, cloquée à un point qu'on aurait dit les joues de ces bécasses de 4ème2 qui se farinaient l'acnée sous un epais fond de teint crayeux.
Le type de l'agence, m'explique que "certes un petit coup de pinceau s'impose, mais c'est aussi pour ça que l'appartement n'est pas cher". T'as raison Gaston, plus de 1000 € pour un 48 m² avec de la moquette giscardienne et des murs en lambeaux, c'est pas cher. J'hésite à lui signifier où on devrait lui mettre, son petit coup de pinceau, mais mon fils me tire par la manche et m'emmène fêter son bulletin scolaire autour d'un apéro, alors on part comme deux princes, la tête haute et l'air arrogant de ceux qui ne vont pas habiter là-dedans, quand même. -
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mots-clé du jour : fétichisme des bottes en caoutchouc / table de cuisine
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Troisième visite, rendez-vous est pris à 11h, j'arrive à 11h02, le type de l'agence m'accoste au bas de l'immeuble d'un vif "c'est au troisième, allez-y, c'est ouvert" qui m'encline à remettre encore un peu plus en question l'utilité de cette engeance sur terre.
Apparté : depuis, d'autres AI (agent immobilier, ou Intelligence Artificielle en anglais, ce qui revient au même), en m'intimant de joindre directement le locataire sur le départ et de régler les détails de la visite avec lui, firent presque passer celui-ci pour un monstre de professionnalisme.
Bref, je monte, les "parties communes" (j'appris par la suite que ce terme désigne aussi les chiottes des bistrots basques)(ça n'a rien à voir avec la choucroute, c'est juste pour dire que si, à défaut d'un loft géant face à Montmartre, tu avais dans l'idée de m'offrir un grand duplex avec balcon donnant sur la baie de San Sebastian, bien sûr je protesterais pour la forme, mais pas super longtemps), les parties communes, donc, jalonnées d'ouvriers tout à fait moustachus, tous sans exception, ça doit être le créneau marketing de leur boite, "Le plâtrier a de belles bacchantes", ça sonne comme un film de seins des 70s avec des filles pleines de fard vert au yeux et de poils frisés au cul, c'est vrai ça, deux trucs qui ont à peu près disparu à l'ouest du Rhin, on s'en plaindra pas mais quand même, faudrait enquêter peut-être, qui donc a un jour décidé que le vert et les poils, finito, verboten, kaputt, est-ce qu'un mot d'ordre a été lancé, par qui, comment, je vois déjà la couv' du Point, "Disparition des poils du cul, les francs-maçons avouent", on tomberait sans doute en plein revival, toutes les filles déguisées en chanteuses d'Abba avec des touffes à garnir des traversins, les garçons idems, des fois ça ferait velcro, ha ha ha. Où j'en étais. Ah oui.
L'appart. Etrangement agencé, avec un couloir fermé aux deux extrémités, et des "fenêtres sur cour" par lesquelles on doit pourvoir serrer la main des voisins de l'immeuble d'en face, mais ça reste très vivable selon les standards parisiens. Après dix minutes de visite, je redescend, l'AI est déjà parti. En même temps, j'avais juste demandé à visiter, j'avais pas textuellement évoqué la possibilité de déposer un dossier de candidature. Ma faute, quoi. Les rues doivent être pleines de gens qui visitent des apparts pour se passer le temps. "Chéri, j'ai pris mon après-midi, qu'est-ce que tu voudrais faire ? On baise, on va au ciné, on visite un deux pièces à Malakoff ?". Oui, bon, moi aussi, ça m'étonnerait. En même temps, tu m'aurais dit y'a un an que Sarkozy boufferait le cul de Carla, j't'aurais aussi répondu "ça m'étonnerait". Alors, hein.
(dix jours après, j'apprenais qu'aucun dossier n'avait été accepté pour cet appart, y compris celui que j'avais finalement réussi à déposer et qui, maquillé comme une Lolo Ferrari lâchée en pleins soldes chez Ripolin, promettait des revenus plus de quatre fois supérieurs au loyer et, en guise de pot de vin, une pleine valisette de sauces Creamy du Mc Do)(c'est à n'y rien comprendre). -
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mots-clé du jour : Naturisme sauvage à Angoulème / Evelyne Dhéliat Casino Royale
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Cela n'aura pas échappé à ta saga(frica)cité légendaire, affûtée chaque jour par notre amusant gouvernement qui s'échine à ponctuer notre quotidien de fausses annonces plus stupides les unes que les autres (c'est bien des blagues toutes ces conneries, hein ?), je cherche un appart'. Mon panurgique propriétaire s'est en effet laissé convaincre que son 48m² sis entre deux des plus bruyants carrefours de la capitale valait bien trente ans de travail au smic. Il m'a même demandé, loi oblige, si des fois ça ne m'intéressait pas, moi, d'acquérir une jolie dette d'une cinquantaine d'années de smic (les intérêts, malheureux !) alors même que le marché vient à peine d'entamer sa longue plongée décennale. Me voilà donc batifolant dans Paris (virtuellement s'entend, faut pas déconner, c'est tout pollué dehors), naviguant dans les beaux quartiers via les photos des pages jaunes.
Bon, en fait de beaux quartiers, j'erre surtout dans les décors anémiques du nord du 18ème, du cul du 19ème et des bas-fonds du 20ème. Hé, y'a pas marqué Kerviel là, ces malades te demandent quatre fois le loyer en revenu (c'était trois fois il y a 8 ans)(j'en déduis que le pouvoir d'achat des français a sérieusement augmenté)(ou alors qu'ils se sont tous mis à Photoshop pour s'adjuger des émoluments princiers dans leurs dossiers de candidature).
L'avantage, c'est que comme je cherche la poule à cinq pattes, j'ai pas à me démultiplier pour les visites.
C'est même franchement tranquille pour l'instant.
FRANCHEMENT. -
Permière visite, un toutirikiki dans le 11ème, miraculeux premier étage sans vis-à-vis. Pour gagner de l'espace, ils ont réduit la salle de bain à 1/2 m² pour le lavabo et 1/2 m² pour la cabine de douche. Les chiottes sont plus grandes, je crois. Le reste me va, dossier déposé, avec marqué dessus au gros rouge qui flashe, à l'attention de l'agent immobilier, "je peux t'avoir un autographe de Grace de Capitani". Si avec ça...
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Deuxième visite, une résidence. En jargon immobilier francilien, la "résidence", c'est un paquet de blockhaus importés tout droit de Dresde circa 1972 et plantés au bord d'une rocade, d'une nationale ou d'une voie de chemins de fer. Troisième option dans le cas présent. Pas échaudé pour autant : l'annonce parle d'un truc grand et pas trop cher, la dame de l'agence a l'air humaine et je n'ai compté que cinq junkies en une demi-heure d'attente. Passée la demi-heure, j'appelle quand même l'agence en me disant que j'ai dû me gourer de jour comme un gros plouc. Pas du genre à se démonter, la fille de l'agence - qui m'avait quand même rappelé l'avant-veille pour me faire visiter - m'annonce que "c'est loué depuis hier". C'est pas que j'aime pas poireauter pour rien sur de sinistres boulevards modianesques, mais j'ai quand même lâché un net "salope".
Dieu est grand, je suis tout petit. -
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mots-clé du jour : femme sensuelle / femmes fromages
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Après l'overdose de "nouveau rock" subie il y a déjà quelques années (dont le pendant franchouillard peuplé de prépubères éructant maladroitement du Iggy Pop revisité par Plastic Bertrand ne fut pas le moindre des désagréments), je deviens de plus en plus irritable à chaque fois que j'entend une petite voix de fille armée d'une guitare qui m'explique à la radio que l'amour c'est compliqué toussa. Les filles et les garçons, arrêtez de croire que chantonner tout seul avec une guitare, c'est fastoche. Non, c'est pas fastoche, ça demande une grande précision ou quelques tripes, ce qui ne court pas les rues, surtout les deux ensemble.
C'est bien simple, pour un peu, je zapperais La nouvelle star, qui déborde de guitareux livrés directement avec le tabouret dans le cul. En plus, c'est Amandine qui va gagner, on va pas s'mentir, alors, à quoi bon. Au moins, la voir en prime permettra de décider si elle ressemble à Courtney Love jeune ou à un vieux cocker. Ou alors c'est Courtney qui ressemble à un cocker. Va savoir, ces derniers temps, on la croirait plutôt sortie d'un remake moldave de Nip/Tuck. Etrangement, c'est pile-poil au milieu de cette reflexion ô combien essentielle que je zappais sur la ouane, tombant sur un gros plan de Ribéry.
Tout ça pour dire que j'ai eu du mal à m'endormir.
Demain, j'te raconte mon fils de 8 ans qui me demande "c'est quoi en fait, la baise ?". Ou pas. -
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mots-clé du jour : Enfer abrupt / Rick Hunter sur Gigistudio
PA : cherche 3 pièces à louer à Paris, prox. Gare du Nord, entre 50 et 500 m², loyer mensuel max. 6000
(6000 francs s'entend)
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Trois monstres à la maison, pyjama-party, 8 ans, des cadeaux et de la pizza, heavy rotation entre les ateliers Gamecube, flipper, photos et Légo.
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- Moi, j'adore Groland, je regarde tout l'temps !
- Euh, c'est pas un peu pour les grands ? Tu regardes chez ton père ou chez ta mère ?
- Bah, c'est pareil, ils sont encore ensemble mes parents !
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(donc, ça existe encore)(étonnement)
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L'intérêt d'accueillir les gosses des autres, c'est de se rappeler pourquoi, en avoir fait un, ça suffit bien.
(Encore que)(dans d'autres circonstances)
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Les garçons, c'est bien parce que c'est couillon, intégralement premier degré. Ca chuchote à 120 dB, ça roule des mécaniques. Pas méchant pour deux ronds, à cet âge-là.
- Venez les mecs, j'ai les jumelles, on va voir si y'a des femmes toutes nues en face ! -
En brochette sur le canap', beaux comme une pub Benetton.
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La mère d'U., c'est le sosie de Shirley (pas de Shirley Manson, de Shirley et Dino), avec du vert en placo sur les yeux et les lèvres roses que même les vendeuses de chez Ed, elles osent pas.
Et le père est fan de Dick Rivers, j'en suis sûr.
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- Moi, mon cousin, il est chanteur de rap
- Oh, comme à la télé ? Il est bling-bling, ton cousin ?
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Et de me re-raconter cette magnifique idée d'A., gros nounours limité mais gentil, qui voulait "écraser les boules rouges des arbustes de l'école et les servir à l'apéritif à Nicolas Sarkozy pour l'empoisonner".
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Comme disait l'ancien mari de l'ex-femme de la cible, "les enfants sont formidables"
(bon, sinon, je peux plus faire les toutes petites lettres)
(plaintes de la société française d'ophtalmologie)
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mots-clé du jour : charles villeneuve / david hamilton
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On aurait pu parler d'Its a free world, le dernier Loach, très bon malgré une fin déterministe qui ne s'imposait pas, ou de Didine, victime du syndrome récurrent dans le cinéma français du premier rôle bien fadasse par rapport aux seconds.
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On aurait pu causer de l'hystérie médiatique hallucinante autour d'une claque à l'école, récipient de tous les lieux communs dont on se demande bien pourquoi on en fait tant de cas (revival bayrouiste de la main tendue dans ta gueule ? teaser préparant le retour du pensionnat de Chavagnes ? angoisse inconsciente vis-à-vis d'une génération qui finira bien par nous demander des comptes sur toutes les merdes molles qu'on lui laisse ?).
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On aurait pu se marrer devant l'image de Kouchner, Attali et Sarkozy, bras-dessus bras-dessous dans une époustouflante brochette de fatuité décomplexée.
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On aurait pu disserter sur "- Combien faut-il de psychanalystes pour changer une ampoule ? - Un seul, mais encore faut-il que l'ampoule veuille vraiment changer".
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On aurait pu parler de ma formidable playlist de février, quasi dénuée de trucs à chialer (profitez, profitez)(moi c'est l'été qui me plombe).
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On aurait pu parler de mon amoureuse ou de mon fils, mais là j'ai pas le temps, je les savoure.
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Non, là, c'est la phrase d'une amie qui résonne soudain à mes oreilles et vient me fournir une conclusion à ces élucubrations.
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"Bah, tant que t'es pas sur une voie de garage hein !"
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Evidemment que ça résonne, parce que là, c'est plus une voie de garage qui remplit mon cv, c'est un centre Norauto tout entier, je bosse juste pour un canard exclusivement destiné à une industrie qui n'existe plus et dont la liste d'abonnés sera bientôt moins longue que celle des candidats à la tête du PS.
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Et bien, tu veux que j'te dise, non seulement j'en ai pas grand chose à battre tant que ça paie le loyer et les noix de cajou, mais j'ai même carrément intégré, depuis cet été peut-être, le fait que j'étais doué pour plein de choses (si)(si, j'te dis)(oh ta gueule hein !), mais vraiment pas pour m'intéresser à un plan de carrière.
Alors autant consacrer mon temps à autre chose. -
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Genre ma valise - 'croyez qu'il va faire beau à Barcelone ce week-end ?
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(J'aime bien qu'on ai arrêté la Simca blanche juste pour me faire voir les vaches)




