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"Le long du grand Pacifique les vagues défient le temps..."
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mots-clé du jour : Poésie ratafia/ Charles Villeneuve enfant
par boultan
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Chère Nadine Morano,
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J'avoue, durant la dernière campagne présidentielle, je vous confondais un peu avec Valérie Pecresse. Même idolâtrie du chef, même coiffeur-visagiste Sainte-Algue, mêmes symptômes évidents du virus de la rage : vous ne me facilitiez pas la vie de citoyen, infoutu que j'étais de discerner bougredane de bougredandouille. Cela faisait même tâche dans le parfait casting de l'aéropage féminin du candidat UMP : une noire, une arabe, mais deux fausses blondes à bagouses. On se serait davantage cru à Cannes qu'à l'Elysée. Bref.
J'ai, depuis, appris à vous distinguer de votre consoeur (en un mot) dont la ténacité de pitbull épileptique et la mauvaise foi érigée en mode de communication s'adoucissent parfois d'un demi-sourire presque humain et, parait-il (mais on dit tellement de choses), de certaines compétences professionnelles. Autant dire que la différence est nette avec vous, Nadine, à qui l'on s'est bien gardé de confier le plus insignifiant des maroquins - vous auriez de toute façon sans doute demander à Brice Hortefeux d'expulser l'importun illico presto. La décence m'interdit bien sûr d'évoquer ici votre physique qui, à défaut de vous ouvrir les portes du harem des femmes-de-présidentiables, vous laisse quelques espoirs en femme-de-ministrable si jamais Claude Allègre force un peu trop sur la Clairette de Die lors de sa future nomination au gouvernement.
Vous le devinez, ce sont vos récentes déclarations qui m'ont poussé à vous écrire ces quelques mots, comme le dégoût pousse l'ado à s'éclater une pustule. Accompagnée en cela par l'innénarable souverainiste Yges Jégo, vous accusâtes, en réaction aux timides balbutiements de reproches sussurés par quelques responsables de l'opposition à l'encontre des gesticulations constitutionnelles relatives à la loi promulguant l'emprisonnement à vie des peut-être-coupables-un-jour-sait-on-jamais, vous accusâtes, donc, les socialistes "de se ranger du côté des assassins". Phénomène amusant, selon les sismographes les plus précis, on aurait alors très distinctement perçu Marcel Déat et Pierre Poujade flatuler d'aise du fond de leurs tombeaux, rendant ainsi hommage à la gluante abjection de cette tirade sordide. Cette résurrection, même éphémère et purement gastrique, mérite d'être soulignée.
Sachez, madame, que je ne suis moi non plus pas complètement persuadé que l'enfermement à vie d'individus seulement coupables d'être suspects constitue une avancée décisive vers l'excellence humaniste. Je dois donc, en toute logique, être rangé aux côtés des violeurs d'enfants. Vous comprendrez que cela me gène un peu aux entournures.
Mais, après tout, j'éprouve aussi quelques doutes quant à la pertinence d'écraser un gamin de 9 ans vivant en France sous le poids d'un gamin de 9 ans mort en Pologne. J'imagine que cela me met en bonne place parmi les responsables de l'holocauste. Quitte à être affublé d'un uniforme, j'aurais préféré devenir pompier, 'voyez.
Sans vouloir trop plomber mon dossier, j'ajouterais quand même au tableau que la mode des grumeaux religieux régulièrement touillés avec le fait politique me parait du plus mauvais goût. En cela, je confesse avoir davantage subi l'influence de mes maitres d'école que de mon curé de paroisse, ce qui a le mérite de me classer dans le référentiel "Tout devient possible" parmi les imoraux incapables de distinguer le bien du mal, et m'absout sans doute des turpitudes susnommées.
Votre mentor, que vous finirez bien par dépecer au jour de sa déchéance avec les autres hyènes qui l'entourent, s'était, un soir de débat télévisé, montré des plus narquois envers une rivale dont la "saine colère" lui avait paru outrancière et incompatible avec la fonction présidentielle. Il est vrai que la discorde ne portait alors que sur le sort des handicapés, et pas sur une poignée de main refusée à un égo dont on ne sait plus s'il est soutenu par le Medef ou dopé par Medellin. Et bien, chère Nadine, c'est sous l'emprise d'une saine colère que je me permet, aujourd'hui, de vous conchier et de vous souhaiter tout le malheur du monde.
Bien à vous
(le malheur)
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PS : Je laisse à mon brillant lectorat le soin de trouver une illustration qui siéra (animaux autorisés).
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par boultan
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M. Sarkozy a affirmé avoir "demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah".
Questions :
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- Y'aura un kit pour expliquer aux parents comment parler de l'holocauste à un enfant de 10 ans ?
- Y'a trois synagogues autour de l'école de mon gamin, on fera des "regroupements familiaux" pour que le jeune Joshua puisse parainner son grand-oncle mort à Aushwitz ?
- Est-ce que le journal d'Anne Franck sera lu dans les vestiaires des bleus à l'Euro cet été ?
- Est-ce qu'on pourra parrainner un tsigane ou un homosexuel, ou bien c'est pour l'année prochaine ?
- Est-ce qu'on notera les enfants pour récompenser les bons parrains des mauvais parrains ?
- Est-ce qu'on allègera le rythme des expulsions de maliens pour libérer un peu de temps aux policiers - dont la contribution zélée mériterait sans doute quelque hommage posthume, à l'heure où il est de bon ton de blâmer l'inefficacité de la fonction publique ?
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"Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable" - soit un non-sens total de la laïcité assimilée à un monde sans Dieu, mixé avec un parallèle immédiat avec le nazisme et le stalinisme (rebaptisé communisme pour l'occasion, on n'est plus à ça près)
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"Je ne rencontrerai pas, je ne serrerai pas la main de gens qui refusent de reconnaître l'Etat d'Israël", bah voyons...
par boultan
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Tu noteras, quand même, que j'me retiens, de toutes mes forces, de ne pas commenter les turpitudes néo-grolandaises du premier d'entre-nous.
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Mais bon, là, en pleine surchauffe des rotatives officielles, c'est difficile de rester imperméable. Après, chacun sa goutte d'eau qui fait déborder le pot de chambre.
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La visite en Chine avec sa mère et son fils ainé, présentés officiellement à Jintao (autre grand défenseur des droits de l'homme)(c'est con, Rama Yade n'a pas pu venir, elle avait une épilation du maillot) ?
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Le show Kadhafi (Rama avait fini les mollets mais on l'a vite renvoyé se faire les aisselles)(à moins qu'il ne s'agisse simplement de se créer sa propre opposition avec un collier étrangleur autour)(mais j'ai sûrement l'esprit mal tourné) ?
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Les chaudes félicitations à Poutine (en même temps, faire 99 % en Tchétchénie, ça mérite bien un coup de fil)(d'ailleurs Sarkozy n'était pas le seul, d'autres l'ont félicité comme... euh...)(ah si, y'a aussi le grand démocrate kazakh Nazarbaïev, dont le dernier opposant s'est suicidé avec souplesse de deux balles à bout portant) ?
- Le double salaire du président, qui a décidé de garder celui de l'Intérieur en plus de son élyséen déjà copieusement regonflé ?
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Les séances shopping de Rachida pour préparer la séance photo de Pravda-Match en pleine grève des juges (avec l'épisode tragi-comique de Jonnhy Haliday qui la croise chez Dior, appelle Sarkozy pour lui raconter, et s'entend répondre "c'est marrant, moi je déjeune avec Chimène Badi") ?
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Le 190 m² à Port Royal au prix de mon 50 m² Gare du Nord du responsable gouvernemental des logements sociaux (voire "très sociaux", expression à la mode)(le logement très social étant aux T6 de Port Royal ce que la Quechua monoplace est à la tente de Touareg lybienne, j'imagine) ?
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Le choix un brin prématuré de la dinde de Noël présidentielle, alors qu'en cherchant un peu y'avait moyen de pécho plus nourissant, plus à sa taille et encore plus clinquant (Britney, si tu nous écoutes) ?
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(Tout ça en trois petites semaines)
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Et là, ce matin, la goutte d'eau donc : Sarkozy chez le Pape avec... Jean-Marie Bigard.
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Alors, toi aussi, t'es content de travailler plus pour payer des vacances romaines à l'auteur du "lâcher de salopes" ?
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Allons à l'Elysée, brûler les vieux
Et les vieilles, faut bien qu'un jour ils payent
Le psychopathe qui sommeille en moi se réveille
par boultan
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Dans la série Plus belle la vie à Gattaca : le Safe Sex Passport.
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Slogan : "World's 1st STD/HIV Health Status I.D. System".
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Principe : t'envoie des pépettes, tu te fais dépister des MST en vogue dans un labo affilié et tu reçois une jolie carte avec un numéro de compte qui indique ton état de santé.
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Utilisation : sur un site de rencontre quelconque (le site)(la rencontre aussi, généralement), t'indique ton numéro de Safe Sex Passport et, derrière son écran, l'étudiante blonde pseudonymée Tatiana18, camionneur priapique dans la vrai vie, vérifie ton bilan de santé certifié pour savoir s'il peut te montrer sa collection de peintures néoimpressionnistes, par exemple sur l'air d'autoroute dites des Mésanges Bleues, juste après le péage de Vierzon.
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Fondateur : le bienommé Gonzalo Paternoster (véridique)
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par boultan
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"Je pense que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédé dans le monde... Les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle. Il faut donc tâcher de la définir puisque je ne peux la nommer.
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Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres ; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine.
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Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort.
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Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche , au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance... que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?
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Il ne brise pas les volontés mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d'agir mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empèche de naître..."
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Alexis De Tocqueville, "de la Démocratie en Amérique", 1835
par boultan
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Little boxes on the hillside,
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Little boxes made of ticky-tacky...
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Prise d'otage, dictature d'une minorité, pas de mots assez durs pour quelques centaines de bloqueurs. Dont les méthodes - étonnamment pacifiques au regard de l'histoire des mouvements étudiants - et l'argumentation - où la confusion le dispute souvent à la régurgitation - ne méritent assurément pas une telle acrymonie.
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Mais c'est sans doute globalement positif, ces étudiants qui ne demandent qu'à étudier sans se poser de question, ou simplement en étant en accord avec le gouvernement actuel. Légitime, démocratique, bien peigné, tout ça.
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Tant qu'on a de la bière et du haut débit, hein. Et quand ça suffira plus, on passera au Xanax et à TF1, c'est tout.
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And they all play on the golf-course,
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And drink their Martini dry,
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And they all have pretty children,
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And the children go to school...
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Des entreprises dans les facs, tant que ça rapporte des sous, bah, c'est win-win et compagnie. Respecter la loi surtout, et la volonté de la majorité. L'important, c'est qu'on ai une ou deux universités dans le top ten mondial. Ca c'est la classe, le top ten mondial.
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En même temps, en face, le silence assourdissant. Vu une interview de Marchais l'autre soir, fin 70s. Même discours mot-à-mot, même démagogie, jusqu'aux intervieweurs qui sont toujours en place. Sauf que Marchais était drôle, lui.
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DUDH, ARTICLE 26. Toute personne a droit à l’éducation.
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L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire.
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L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
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Pas faire de vagues, y'a les traites de la maison à payer (rien de tel qu'un bon crédit sur trente ans pour s'assurer la docilité angoissée des foules)("je veux une France de propriétaires", tu m'étonnes). Et puis ces gens doivent savoir ce qu'ils font, puisqu'ils sont élus pour ça.
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C'est pour notre bien. Comme Papa-Maman disait. "Vous êtes avec moi ou contre moi". "La France, ça se mérite". L'éducation d'après-guerre comme méthologie politique. Qui a besoin de contre-pouvoirs face au "progrès" ?
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And the people in the houses
All go to the university,
And they all get put in boxes,
Little boxes, all the same... -
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Je m'inquiète de cette société pavillonnaire qui se dessine - et dont je fais partie, à mon grand regret. Ca sent encore la fin de siècle en ce début de millénaire. La paix, la prospérité, la culture à portée de main, et pourtant nos esprits sont étriqués, nos paroles cyniques et nos actes insignifiants.
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And the boys go into business,
And marry, and raise a family,
And they all get put in boxes,
Little boxes, all the same. -
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par boultan
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Hier j'me suis dit "non, tu vas pas encore mettre des trucs anti-Sarko, c'est d'un commun, tu convaincras que les convaincus de toute façon, c'est encore une manière de leur faire de la pub en plus, gnagnagna". -
Et puis merde hein.
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Donc, voilà, je viens d'apprendre (oui, je suis l'actualité de très loin, c'est comme la flaque de vomi par terre au petit-matin, tu vas pas mettre le nez dedans pour le plaisir) que Kouchner, entre deux conneries (prophétiser la guerre en Iran, rabaisser la justice Tchadienne...) a trouvé la solution pour relancer l'Europe.
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Il a enregistré un titre de r'n'b avec son homologue allemand.
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On est sauvés.
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par boultan
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Hier j'ai traversé la gare de l'Est comme souvent et c'était bien parce que désert et ça a été à peu près ma seule réaction à la grève.
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Hier aussi sur toutes les ondes il fallait absolument avoir un avis sur Nicolas et Cécilia et moi franchement, à part me dire que c'était une super chouette coïncidence que ça tombe dans les médias juste le jour de la grève, j'en pensais foutrement rien. J'essayais hein, j'suis pas le mauvais bougre, je tentais de prendre parti, de m'intéresser : que d'pouic. Limite associal.
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Juste, je me disais que ça me faisait un peu mal au sphyncter de payer ma redevance pour entendre Inter bavasser des heures durant sur Cantat ou Cécilia. 115 € la redevance, tu peux compter : les radotages fumeux de Mermet, l'almanach Vermot de Bern et le blablatage insipide de Lange me coûtent largement plus cher qu'un abonnement à Voici, pour un apport culturel très inférieur, on en conviendra. Heureusement que Lodéon, Lenoir et le Mangin Palace relèvent le niveau.
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Ca m'a rappelé aussi l'édito faux-jeton, quelques jours avant, de Libération qui fustigeait les collègues ayant relayé la nouvelle du divorce princier avant l'autorisation du grand chambellan, sur l'air du "Nous on colporte pas les ragots comme les autres mais on va vous en faire une page quand même". A peu près le même jour, c'est dans le Figaro que sortait le délit d'initiés EADS et les dessous de table des patrons métallos aux syndicats. Pas dans Libération, non, dans le Figaro.
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Et vous voudriez que moi je me démène à articuler une "vision de gauche" sur tout et n'importe quoi ?
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Donc.
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Si la troisième guerre mondiale se déclenche plus tôt que prévu, merci de m'envoyer un email pour me prévenir, j'voudrais pas être le dernier dans la queue du Franprix pour acheter des stocks de survie (il risquerait de ne plus y avoir de vin blanc et de noix de cajou).
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En attendant, je reste dans ma chambre avec mon tourne-disque.
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Merci.
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par boultan
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à s'demander
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Je me permet d'interrompre le cours normal de ce blog pour vous faire profiter de ces jingles concoctés par mon service commercial.
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(Au secours)
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par boultan
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