Il faut l'imaginer, le Woody, sûr de son coup, en train de mitonner la première heure de Match Point, qui semble une banale et falote resucée sur le triangle amoureux, pendant laquelle, avouons-le, on s'ennuie plus souvent qu'à son tour, on attend en vain les saillies drôlatiques, on se dit mince, ça y est, le film de trop. Sauf que, après, tout se sert, se tend, se noircit, Caruso devient opressant, et voilà, on est pris, jusqu'au dénouement parfait. On a cru perdre Allen, on en a trouvé un nouveau, chic.
