Lundi
Retour à Paris, 3 jours pour trouver des déménageurs juste avant le pont du 14 juillet, emballer tout l'appart', régler les détails de la caution bancaire.
Première décision : écluser les vivres, soit une journée pizza/Häagen Dazs (trop) arrosé de Cahors.
Ennuis gastriques à prévoir.
Mardi
Défilé de "commerciaux" d'entreprises de déménagement.
Fous rires larvés.
Mercredi
Vu dans la devanture de la Librairie Chrétienne de la rue de Rambuteau, un livre intitulé "Le Sauveur".
En couverture, la nuque de Zinédine Zidane.
Jeudi
De ce putain de déménagement, il est tout de même permis de tirer quelques enseignements salutaires.
Après avoir vidé la chambre de mon fils, il me semble ainsi clairement établi que cet enfant n'est en aucun cas allergique à la poussière.
Le tri de la cuisine m'apprendra également qu'il supporte parfaitement la nourriture avariée.
Vendredi
Tout est emballé, plastifié, papier-à-bullé, cartonné. Tout ? Non, un modem ADSL et un PC portable résistent encore et toujours à l'envahisseur.
Samedi
C'est limite insultant de voir que ce qu'on a mis trois jours à emballer en râlant est embarqué en une heure par deux déménageurs joviaux - le troisième déménageur se retenant de zigouiller la voisine (madame Chaquès)(la fameuse) qui passe sa matinée dans la cage d'escalier à surveiller les opérations de son mauvais oeil (le gauche ou le droit, qu'importe, tout en mauvais dans madame Chaquès).
Dimanche
Je me réveille Montreuilois (?). Une heure durant, je trempe mes tartines dans le café en me grattant le ventre devant l'ordi.
C'est bon, ma vie est aussi trépidante qu'à Paris.
(Jérôme Brézillon)
mots-clé du jour : J'aurais aimé être un PC j'aurais pu redémarrer ma vie en mode sans échec / Allo docteur acné