La vie est plus belle quand on écoute Astrud Gilberto, c'est prouvé scientifiquement.
C'est peut-être sa double ascendance germano-brésilienne, ou bien le fait qu'elle n'avait jamais vraiment chanté avant d'être poussée derrière le micro par Stan Getz et son mari João sur le Getz/Gilberto mythique de 1964, mais sa voix reste sans équivalent dans l'univers de la bossa, comme une référence absolue, parfaite symbiose de nonchalance faussement badine et de mélancolie trainante.
Ni tout à fait triste, comme trop souvent dans le phrasé des hommes chantant la bossa, ni tout à fait insouciante et gaie. Cool mais pas arty, détachée de tout pathos, pas cabotine pour deux réals. Parfois légèrement fausse, juste ce qu'il faut. On dirait la voix d'un enfant vaguement désenchanté qui aurait tout vu et qui n'y croirait presque plus, mais quand même encore un peu, sait-on jamais.
Aux dernières nouvelles, Astrud Gilberto partage sa vie semi-anonyme entre la défense des droits des animaux, quelques productions picturales d'une laideur certaine et des featurings chez George Michael ou Etienne Daho.
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A part sa version de "Once I Loved" , je n'ai jamais trop accroché à Astrud Gilberto, trop de nonchalance peut-être, un rien<br />
de molesse aussi... dans le même style, je préfère de loin Nara Leão et la moins connue Wanda Sa, mais c'est évidemment affaire de goût.<br />
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