A heart that's full up like a landfill,
a job that slowly kills you,
bruises that won't heal.
You look so tired-unhappy,
bring down the government,
they don't, they don't speak for us.
I'll take a quiet life,
a handshake of carbon monoxide,
with no alarms and no surprises,
no alarms and no surprises,
no alarms and no surprises,
Silent silence.
This is my final fit,
my final bellyache,
with no alarms and no surprises,
no alarms and no surprises,
no alarms and no surprises please.
Such a pretty house
and such a pretty garden.
No alarms and no surprises,
no alarms and no surprises,
no alarms and no surprises please.

Un jour, à une fille occupée à me piétiner le coeur avec le plus désarmant des sourires et une honnêteté telle qu'il m'était même difficile de lui en vouloir tout à fait, je répondis en diversion, scorie d'une impassibilité d'apparat que je m'échine à éradiquer jour après jour, que, quelle que soit le problème, Chet Baker avait forcément la solution quelque part dans le moelleux de sa voix, avant d'appuyer sur la touche play de la machine assurant la sonorisation de cette soirée hors du commun. Las, il n'en sortit qu'un instrumental trompettant des plus désespérants, le genre de signe divin qui te fait comprendre que tu n'es définitivement pas dans un mauvais téléfilm où tout s'arrange avant la pub, que rien n'est fait pour t'aider dans la vraie vie et qu'il va falloir cravacher encore un peu plus et t'arracher le reste de tes tripes pour arriver à la trouver, la solution, ou apprendre à vivre sans elle, la fille. Ce qui n'est pas toujours possible. Bref. Tout ça pour dire que, dans de telles situations en apparence désespérées, il ne faut pas non plus compter sur le secours de Radiohead qui, tout meilleur groupe du monde de l'univers intergalactique qu'il est, ne distille dans ses quelques titres intelligibles qu'une déprime livrée en demi-gros, treize à la douzaine, et des échantillons en sus, cadeau de la maison. Et au glockenspiel en plus. A moins de vouloir transformer une soirée rabibochage en expérience défenestrage, auquel cas Morrissey (qui, lui, a tous les problèmes et aucune solution) hululant There is a light that never goes out suffit amplement. Bon week-end.