Des nuits entières à mener les Etats Papaux vers leur glorieuse destinée, à ré-éduquer de l'infidèle à la débroussailleuse anale, à convertir de l'hérétique en chantant "c'est la bible à Dudule", à tabasser les voisins à coups d'encensoir plombé - en attendant que le petit fasse son cauchemar d'une heure du mat'.
A oser des jeux de mots comme "le Toscan dût planter", "tiare ta gueule à la récré" ou "certains slaves au saint-siège" et à vanter les vertus euphorisantes du démembrage de lapereaux vivants - pour combler les soirées d'hiver qui commencent à 16h30.
A conquérir le monde avec Super-Bougnat, le super-héros auvergnat armé de cabécous explosifs et du redoutable Confit Mental qui transforme par télékynésie les armes adverses en confit d'oie, ou de canard, selon l'hygrométrie - pour faire marrer les nouveaux potes qu'on a.
A narrer le fabuleux destin de Rosalie Clitoria, anonyme actrice de Voisin Voisine élevée près d'une station d'épuration et repérée par Marc Dorcel suite à une improvisation très, très libre de son texte - maintenant que le clic-clic du touchpad n'empêche plus personne de dormir.
Et même, souvent, à apprendre plein de choses, à m'amuser vraiment, et surtout à rencontrer des croque-morts, des chauves, des grosses masses, des X-men, des représentants en briquets, des chats à sang bleu, des audomarois, des de chez moi et assimilés, des membres turgescents (si, si) de l'éducation nationale, et toute cette sorte de choses, grâce au jeu qui aura sûrement le plus empiété sur mon temps si précieux (hum), Europa Universalis II.
Pour ceux qui s'en foutent, j'vous préviens, j'peux aussi continuer à saouler tout le monde avec ma life, alors mouftez pas hein !
