Déjà, traduire Flags of our fathers par Mémoires de nos pères, franchement...
Ensuite. Toujours malin, Eastwood. Sans refaire le coup du rebondissement qui te fauche comme les blés à la Million Dollar Baby, il arrive quand même à faire monter un peu la tension, petit à petit.
Sauf qu'on ne sait pas exactement pourquoi ça marche, parce qu'à bien y regarder, Flags of our fathers est un film de guerre comme il en existe des pleines brouettes, plutôt bien filmé mais sans révolutionner quoi que ce soit (la photographie est vilaine comme tout), avec des personnages ni plus ni moins caricaturaux que le genre ne l'exige, des flash-backs souvent lourdingues (Titanic est un sommet de finesse narrative en comparaison) et un quota bien respecté de bras qui volent et de têtes qui tombent.
Le pseudo-fil rouge "poids des mots, choc des photos" n'échappe ainsi au poncif soporifique que parce que les personnages prennent une certaine épaisseur, malgré des acteurs un brin fadasses (hormis "doc" Ryan Philippe, le plus beau garçon du monde du moment, et Barry Pepper remarqué dans les Trois enterrements de Tommy Lee Jones).
Là où Clint (oui, j'me la donne, je l'appelle Clint SI JE VEUX) finit par emporter le morceau, c'est en retombant sur le thème principal de son cinéma (et d'une bonne partie du cinéma américain actuel, soit dit en passant), à savoir la paternité et la transmission de l'expérience, du savoir et de l'amour.
(Après j'ai failli écrire dix-huit pages très chiantes sur comment l'omniprésence de la paternité dans le cinéma ricain trahissait les angoisses d'une société à l'horizon bouché, au modèle vacillant et à la suprématie contestée, mais je t'épargne ça).
Et puis, surtout, on attend la suite, ie la même prise d'Iwo Jima vue par les japonais.
Sinon, pour le titre, c'est juste une fille croisée dans la rue, look pétasse assez parfait dans son genre, "regarde, on dirait la cousine provinciale de Maria Carey !", "ouais, c'est Maria Carouf' quoi". Voilà.
y'en a plein partout des mariaH carouf. avec cette mode du leggin, c'est pire que tout. et là, elles sont toutes en micro-robe pull. sinon, y'a que MOI qui ait droit d'appeler clint clint. non mais