C'est pas un scoop (tagada tsouin tsouin), Woody tourne en roue libre depuis un sacré bout de temps. Mais sur la foi d'une presse dithyrambique (des Cahiers au Parisien en passant par Elle et Télé 7 Jours, bigre) et d'un Match Point tellement bon qu'on n'aurait pas dit du Allen, on se risque à aller voir Scoop. Et on se retrouve face à un sommet de paresse, où le scénario, aussi décousu que le gilet de Thérèse (Da Vinci Code 2 : une jeunette à gros seins escortée d'un vieux schnock fatigué mène l'enquête, tadaaaam), ne sert qu'à placer de temps à autres des pointes d'humour très émoussées de Woody et de Scarlett, qui fait ce qu'elle peut pour imiter son débit de famas hocquetant, en vain. Ne cherche pas Hugh Wolverine Jackman, j'ai déjà vu du tarama plus expressif. Tout cela est filmé avec autant de virtuosité qu'un soap roumain, la veine fantastico-shakespearienne en carton-pâte vite abandonnée laisse la place... au vide.
Alors moi qui suis en phase descendante sur la balance depuis des mois malgré toute la bière que je m'enfile, je me prends comme réflexion des trucs du style ''t'as oublié de sortir tes nichons toi ce soir ou quoi?" (oui oui c'est du vécu. l'homme est toujours aussi courtois passé une certaine heure). en vrai, les toutes plates, ils aiment pas ça ces cochonous de mecs. tous des 'culés. ça change pas.