Chansons d'amour : une heure et demie de vide scénatistique quasi-absolu, d'intérieurs parisiens de bon goût de gauche, de Louis Garrel en démonstration permanente (vanité fort dommageable car le garçon, en plus d'être très beau, peut convaincre lorsqu'il cesse de poser), de mauvaises chansons mal clipées, de mise en scène cotonneuse et compassée à faire passer Desplechin pour Tarantino, de seconds rôles dont les seules occupations sur terre consistent à lire et à fumer...
Une heure et demie sans sentiment, sans générosité, sans risque, sans humilité, et sans beaucoup de tendresse pour les femmes.
Une heure et demie et pas grand-chose à sauver de ce naufrage présenté à Cannes comme pour rassurer les observateurs étrangers (oui, la France sait encore produire des objets creux et nombrilistes) : les apparitions de Clotilde Hesme, Alice Butaud et Grégoire Leprince-Ringuet, plus habités que les autres ; la lumière de Paris très justement rendue ; "chaque seconde est une poignée de terre", un des rares refrains sortant de la (dé)veine lavoino-obispiènne.
(Ou alors c'est une parodie des Nuls et Pascal Légitimus fait super bien Ludivine Sagnier)
louis (appelons le louis, simplement) est un poseur mais quelle belle gueule il a!! aaah lllooouiiis (bon je ne sais pas si j'irai voir ce film, j'ai schreck en vue en priorité)(je sais, peut pas comparer)
hey mais moi j'ai aimé les chansons d'amour, le scaphandre et le nouveau monde. il faut dire que j'ai tendance à aimer un peu tout le monde. surtout louis garrel.