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Hier j'ai traversé la gare de l'Est comme souvent et c'était bien parce que désert et ça a été à peu près ma seule réaction à la grève.
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Hier aussi sur toutes les ondes il fallait absolument avoir un avis sur Nicolas et Cécilia et moi franchement, à part me dire que c'était une super chouette coïncidence que ça tombe dans les médias juste le jour de la grève, j'en pensais foutrement rien. J'essayais hein, j'suis pas le mauvais bougre, je tentais de prendre parti, de m'intéresser : que d'pouic. Limite associal.
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Juste, je me disais que ça me faisait un peu mal au sphyncter de payer ma redevance pour entendre Inter bavasser des heures durant sur Cantat ou Cécilia. 115 € la redevance, tu peux compter : les radotages fumeux de Mermet, l'almanach Vermot de Bern et le blablatage insipide de Lange me coûtent largement plus cher qu'un abonnement à Voici, pour un apport culturel très inférieur, on en conviendra. Heureusement que Lodéon, Lenoir et le Mangin Palace relèvent le niveau.
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Ca m'a rappelé aussi l'édito faux-jeton, quelques jours avant, de Libération qui fustigeait les collègues ayant relayé la nouvelle du divorce princier avant l'autorisation du grand chambellan, sur l'air du "Nous on colporte pas les ragots comme les autres mais on va vous en faire une page quand même". A peu près le même jour, c'est dans le Figaro que sortait le délit d'initiés EADS et les dessous de table des patrons métallos aux syndicats. Pas dans Libération, non, dans le Figaro.
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Et vous voudriez que moi je me démène à articuler une "vision de gauche" sur tout et n'importe quoi ?
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Donc.
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Si la troisième guerre mondiale se déclenche plus tôt que prévu, merci de m'envoyer un email pour me prévenir, j'voudrais pas être le dernier dans la queue du Franprix pour acheter des stocks de survie (il risquerait de ne plus y avoir de vin blanc et de noix de cajou).
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En attendant, je reste dans ma chambre avec mon tourne-disque.
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Merci.
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