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Hier j'ai vu Charlie Wilson's war et j'en suis sorti avec un sentiment de semi-gâchis - surtout après les tous premiers plans, où on pense que ça va être un joyeux foutoir de branquignoles, quand le drapeau US se noie presque littéralement dans un jacuzzi bordé de coke (*) et rempli de filles légères et ambitieuses (*).
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Mais la suite s'avère moins réjouissante. La mention "based on a true story", généralement censée excuser les faiblesses du scénario au nom de la ciné-réalité, ne suffit pas à rendre ne serait-ce qu'un chouia réalistes les trois personnages principaux : Tom Hanks cabotine (*) comme personne, Julia Roberts s'avère aussi crédible en millionnaire bible belt que Mme de Fontenay en Jacky Kennedy et Seymour Hoffman, comme à chaque fois, ravale au rang de faire-valoir quiconque côtoie son charisme insensé à l'écran.
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On sent bien que Nichols aurait voulu faire du Capra, mais les dialogues désincarnants à force de briquer chaque virgule de chaque réplique, la mise en scène plate et la musique lénifiante au possible entrainent le film dans un ronronnement satisfait, où l'on recherche désespérement la moindre fêlure. Et, surtout, on se demande bien quel est le message du bouzin : au-delà des bonnes vannes et des situations improbables, la guerre reste caricaturale au possible et l'America über alles suinte de l'écran.
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Dommage pour les trois têtes d'affiche (qui font allègrement passer la pilule hein, on va pas se mentir, c'est loin d'être désagréable) qui mouillent la chemise avec un plaisir somme toute communicatif. Bref, rentre derechef dans la grande lignée des films amusants mais un peu vains, dont l'essentiel tient dans la bande annonce.
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