- Grand début quand même pour ce Garden State, la scène dans l'avion, puis le sublime Don't Panic de Coldplay qui attaque...
- Oui, le début est intéressant, même esthétiquement, et certaines scènes déjà vues mille fois (la fiesta fumette/pills entre djeuns de banlieue WASP) sont plutôt réussies. On reste juste un peu gêné par l'air ahuri du héros (pas facile à dire)
- Attends, c'est logique, il est shooté depuis son enfance, et il trimballe des trucs à faire hurler Freud, c'est logique qu'il ait l'expression d'une moule !
- Admettons... Mais dès que Portman déboule, avec ses milliers de muscles rien que pour faire tout l'alphabet avec son sourcil gauche et son sourire à damner Benoit croix-vé-bâton, il parait palôt le gars... En fait c'est tout le film qui tourne un peu palôt, mais en même temps y'a une logique narrative : à mesure que le héros devient "normal" et assume sa normalité, le film aussi devient presque banal, jusqu'à s'engluer dans une romance pas très bien plaquée sur le reste. J'ai cru qu'ils allaient brailler "I am ze king of ze world" sur le caterpillar, c'est dire ! 'Fin, comme souvent, y'a dix minutes de trop sur la fin (la scène de l'aéroport, au secours !)
- T'es dur, 'l'est quand même bien ce film, un peu archétypal "Sundance" mais bien. Le pote qui vit avec sa mère et multiplie les plans foireux pour grapiller ses dollars est excellent, par exemple.
- T'as pas tort. Ca donne presque envie de vivre dans le New Jersey. Nan, j'déconne. Ou alors j'suis énervé parce que Zach Braff, le réalisateur/acteur, est plus jeune que moi et qu'il a fait un chouette film alors que moi, aujourd'hui, j'ai écrit un papier sur des cellules photovoltaïques en silicium monocristallin. "Le destin, ce grand farceur" comme dit Syd dans l'Age de glace...

(Excusez le titre, j'avais envie de citer Belle & Sebastian, et j'fais c'que j'veux d'abord, même si c'est sans rapport avec ce qui suit. Quoique, si, là, en fait, complètement)