- Sûrement l'adaptation de comics US la plus fidèlement retranscrite sur grand écran. J'veux dire, les Batman de Burton sont d'excellents films, mais avant tout des films de Burton inspirés de, pas des adaptations littérales. Le découpage, le rythme, le style graphique, tout y est.
- Je ne sais pas si ça fait un bon film pour autant, si la dynamique BD peut vraiment être compatible avec le support cinéma. Ca manque quand même de creux et de bosses, de pauses, d'aspérités, on a vraiment l'impression que les cases défilent à toute berzingue sous nos yeux et on peut en ressortir un peu étourdi et vidé. C'est un pulp movie, quoi, un exercice à part - d'ailleurs on retrouve les boucles temporelles dans lesquelles s'entrecroisent et se lient les différentes histoires, comme dans Pulp Fiction, sauf qu'ici les personnages s'avèrent encore plus caricaturaux et l'intrigue plus insignifiante. Mais malgré ce côté désincarné, le casting est impeccable, et Rourke grandiose - et presque sans maquillage ! Le film peine d'ailleurs à redémarrer quand il quitte l'écran à mi-parcours.
- N'empêche, elle est difforme Jessica Alba, c'te bouche là, c'est pas possible.
- Difforme, c'est peut-être pas le mot que j'aurais choisi non plus, mais bon... Moins difforme en tout cas que Del Toro en distributeur de Pez !
- C'était bien quand même ?
- Oui.
(prennage de main)
(sourires en coin)
