Forcément, après Shaun of the dead, Land of the dead fait un peu conventionnel, avec son simili-Jack Bauer au charisme de palourde (tout se passe sur 24 heures d'ailleurs) et son scénario téléphoné. Mais il a le mérite de placer le combat contre les morts-vivants dans une thématique originale de lutte des classes parfois rigolote, allant jusqu'à assumer une certaine complicité finale entre zombies et prolétaires dès lors qu'il s'agit de fouler du pied l'empire bananier du Seillieres local. Symbole du renversement de l'ordre social, le chef et le plus futé des zombis est même un gros black, qui, comme chacun le sait, serait mécano et le premier à être dessoudé dans un film d'action "normal". Tout cela est assez jouissif et dynamique, on s'étripe dans la joie et la bonne humeur. Pour le reste, peut-être que je suis blasé du zombi (*), mais tout ce joli monde s'écartèle sans trop foutre les jetons, enfin moins qu'un gros plan d'Amanda Lear par exemple. Faites gaffe à vos piercings quand même, les zombis s'en servent comme d'une "ouverture facile" sur une boite de thon mexicana.
Reste Asia, quand même, et rien que ça...
Sinon, le prochain Burton, dans la lignée du sublime Nightmare before Christmas, a l'air bien bien bien !
(*) et non pas "blasé du zobi" comme je l'avais écrit au départ - PAS DE COMMENTAIRES MERCI
