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Hier on a vu La nuit nous appartient, très, trop classique (et puis merde, Blondie et Clash dans un club hype en 1988 !). A l'image de cette maladresse musicale, il manque toujours un petit quelque chose pour que le film transcende la banalité du scénario pour atteindre vraiment les altitudes de tragédie grecque judéo-chrétienne qu'il vise. Du coup on passe un bon moment mais toujours en attendant l'envol, le rebondissement qui tue, la faille... et puis non.
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En même temps, c'est le thème du film (de tous les films de Gray), la fatalité, le destin, le "on n'échappe pas à sa famille", mais dilué de film en film dans un cadre hollywoodien de plus en plus traditionnel, forcément, ça tend vers le convenu et le plan-plan. Reste quand même Joaquin Phoenix, Robert Duvall et la plus belle poursuite en bagnole depuis un sacré bail.
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Bref, mieux vaut se refaire Little Odessa ou aller voir Les Promesses de l'ombre qui sort un tout petit peu plus des sentiers battus.
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