Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

so where are you ?

  •      
  • Hier on a vu I'm not there et, comment dire, on n'y était pas non plus. C'est superbe, virtuose, très bel objet, acteurs formidables, clap-clap, à exposer dans toutes les bonnes salles d'art contemporain. Le souci de ce kaleïdoscope qui se targue de brasser 20 ans d'histoire américaine et 20 ans de Dylan, c'est qu'il ne sort pas vraiment du montage malin pour raconter une histoire, une vraie. Comme je l'ai compris, c'est précisément le sujet du film : I'm not there, Dylan n'est jamais où on l'attend, l'Amérique est une mosaïque disparate plus qu'un ensemble fini et résumable, et tout ça sent l'arnaque à plein nez, tant pis pour ceux qui y croient et qui veulent y plaquer leurs propres fantasmes. Sauf qu'in fine on a l'impression de regarder un tableau impressioniste de trop près, et les patés de couleur ne font pas sens. Pas s'empathie non plus avec des incarnations qui se succèdent trop souvent comme dans un tunnel de clips, avec des transitions qui cherchent plus l'effet que l'idée. 
  • S'il laisse de côté le spectateur, le film n'est pas tendre non plus avec Dylan, qui, neuf fois sur dix, est présenté comme un poseur nombriliste qui ne répond que par des aphorismes faciles et des propos pseudo-nihilistes qui ne passeront pour des traits de génie qu'auprès de ceux qui en sont déjà convaincus - la lecture à froid des dialogues doit dégager de récurrents relents de fatuité. Encore une fois, c'est peut-être le but du bouzin, d'avancer que Dylan et l'Amérique sont inabordables et que les apparences ne sont que du vent, sauf qu'on se demande du coup où est la substance du film. On en sort à la fois ébloui par la maitrise graphique et sonore et en se demandant "so what ?". Un peu comme ces films qui traitent si bien de l'ennui qu'on s'y fait chier comme des rats morts.
  •  
  •   


    •  
    •  
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Ouf je suis pas le seul.Je suis sorti de la un peu dans le flou total me demandant si j'avais bien compris la moitié, et me demandant que voulait dire l'autre...
Répondre
R
Objection votre honneur! Un rat mort ne peut pas se faire chier puisqu'il est mort. Non non non.
Répondre
P
me too(j'me suis fais hiech)
Répondre
M
Bon ben come dhab je suis pas du tout d'accord mais je pense sincèrement que le déier de haynes n'est pas de raconter une histoire, il est pas écrivain, et que comme propos sur la genèse de la création et les incommensuraables facettes de tout individu, c'est assez bouleversant. cela étant a question est terre à terre : connaitrais tu par hasard la marque de la moto de Heth leadger dans le film et si oui le modèle ? merci d'avance !
Répondre
C
C'est Dylan Bovary, ce film, quoi. :D
Répondre