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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 21:29

 


- Tous ces serveurs qui font comme s'ils comprenaient ce que je leur baragouine pour s'attirer les pourboires d'un touriste français qui place aussi mal son ego que ses accents toniques ne font que prouver une nouvelle fois l'esprit de duplicité allemand.
- D'accord, Nico est née ici, mais c'est quand même étrange d'entendre régulièrement le Velvet Underground jusque dans les brasseries rhénanes les plus typische. Surtout entre France Gall et Adriano Celentano.
- Cette année, le pantalon de jogging vert bouteille se porte beaucoup avec des souliers de ville en cuir marron clair à Cologne.
- Personne n'a dit à ces bétas d'allemands qu'ils étaient plus riches que les français, alors ils s'évertuent à tout payer moins cher et se font bien avoir avec leurs bières à 1,5 € et leurs glaces à 1 €, les cons.
- Le touriste français sera également choqué par l'insécurité extrême qui règne dans les rues désertées par la police locale et rentrera bien vite à Paris, dans le cadre rassurant et fraternel des avenues hausmanniennes dûment protégées par des bandes militaires portant bien haut le famass et la mine belliqueuse.

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 11:47

 

Ah mais bien accompagné et après quelques hectolitres de cocktails bleus et roses, franchement, j'y serais bien allé, moi, voir Céline faire le coup du bisou sur le pouce dans son complet doré à franges.

C'est dire ma confiance absolue dans mon hétérosexualité. 

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 12:13

 

au théatre hier
(dans la salle hein, pas sur scène, faut pas déconner non plus)
Vu sa carnation et sa coiffure, elle doit tourner un biopic de Tina Turner pour W9, mais elle semblait en pleine forme malgré son rire continu un brin angoissant.
Aujourd'hui, le premier acteur que, gamin, j'avais trouvé beau, peut-être même le premier homme (mais j'étais déjà amoureux de Liz Taylor depuis Ivanhoé), Tony Curtis, est mort.

 

 
C'est n'importe quoi.

 

 

 

 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 21:03

 

 

C'est quand même des putains de vicieux ces programmateurs de cinéma, t'es là tranquillement venu mater L'agence tous risques avec ton fils (les dimanches gris, a fortiori après un déjeuner remuant, mon niveau d'exigence intellectuelle voisine avec celui d'un latéral de l'équipe de France)(en même temps c'est complètement con mais plutôt bien foutu), y'a genre cinquante gosses sur cent spectateurs dans la salle, le film est franchement grand public, tu t'enchaines les bandes-annonces de Toy Story 3, Shrek 4 et Ashton Kutcher Torse Nu 5, et là, vlam, l'enchainement des BA de Predators et de Splice, cinquante chtios complètement terrorisés.
 

 

 

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 23:10

 

 

En ce moment, j'aime bien dormir avec des vieilles dames.
Ca m'arrive souvent, dans l'après-midi, après le boulot, j'ai besoin de me détendre aussi, c'est humain.
On se retrouve dans une salle spéciale, à l'entrée on te jette un regard un peu complice, de celui qui sait ce qui se trame là-dedans.
C'est la salle 3 du Mélies, celle réservée aux purs et durs, quand la salle 1 va parfois jusqu'à  se prostituer à Hollywood et la salle 2 accueille des oeuvres issues de pays plus ou moins démocratiques. La salle 3, elle, ne s'offre qu'aux amateurs de drames ouzbeks, aux fondus de cinéma patagonien, aux amoureux du long métrage laotien. Et à ceux qui aiment bien s'endormir à moitié dans les salles de ciné à l'heure où seuls les brushings pistache et fushia ont le loisir de s'y aventurer.
Je rentre toujours prudemment, seul non-titulaire de la carte vermeil, profil bas je sens bien qu'on me scrute, la séance de 16h30 est implicitement réservée aux institutrices à la retraite, alors je me fais tout petit, quand je sors mes lunettes l'ambiance se détend, la myopie en lien générationel.
Le choix du siège mérite une grande attention : il s'agit d'éviter les gourmandes qui s'envoient un plein paquet de caramels mi-durs pendant la séance (avec moults jonglages sonores de dentier), les pipelettes venues à deux juste parce qu'il fait frais au cinoche et qui déblatèrent sur leurs hanches artificielles pendant deux heures, celles qui dorment déjà AVANT que la séance commence (elles ronflent ensuite, parfois bavent, ça fait des bulles, c'est rigolo mais distrayant)...
Mais la plupart sont charmantes et bien mises.
Bref.
Donc, autant tu peux aller somnoler devant Océans (passé l'effet de surprise causé par la beauté saisissante des images, ça reste des histoires de pingouins qui s'embrouillent et de poissons-lunes qui copulent), autant si tu vas voir L'autre rive, prépare-toi à une bonne grosse sieste complète seulement entrecoupée de visions angoissantes de l'arrière-pays de Tbilissi et de dialogues en abkhaze.

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 23:19

 

 

Ca me fait toujours drôle de retomber dessus, oui ce drôle qui n'a rien de comique, j'étais trop petit la première fois, quel âge je ne sais plus peut-être huit ans, je ne savais pas nager, j'avais peur de l'eau bien avant, il a fallu qu'à la fin du primaire mes parents me forcent à prendre des leçons pour que j'apprenne, jusque-là je restais dans le petit bassin quand tous s'éclaboussaient avec bonheur dans le grand, tous non il y avait toujours deux ou trois pas doués comme moi, mais moi c'était vraiment la peur, j'avais les lèvres violettes et parfois de grandes zébrures de trouille dans le dos, à tel point qu'une fois un maitre-nageur avait demandé à la maitresse si j'avais des problèmes à la maison, genre le père fouettard, non c'était juste la peur bleue, la piscine était à cinq cents mètres de l'école Jules Ferry et à mi-parcours je commençais déjà à sentir l'odeur du chlore que bien sûr je ne pouvais pas encore physiquement sentir mais crois-moi je la sentais comme si j'avais la tête plongée dans un bidon de La Croix, bref, je n'ai plus peur du tout aujourd'hui mais ce film, les dents de la mer, le premier, les autres sont fort mauvais mais le premier fonctionne bien, peut-être le meilleur Spielberg avec Duel, j'en ai rêvé longtemps, et là je viens de retomber dessus pour la première fois je crois et je vois bien maintenant les ficelles et ce requin mécanique tout en plastoc qui d'ailleurs tombait sans cesse en panne sur le tournage, le film ne me fait plus peur du tout mais la peur d'alors me fait encore un drôle d'effet en remontant à la surface, on a tous des films comme ça qu'on a vu trop jeune en cachette avec la porte entrouverte ou le son en sourdine ou la seconde télé synchronisée sur celle des parents pour pas qu'ils entendent une autre chaine, et d'autres films aussi vus un peu trop tôt dans un genre très différent, bref, par contre Iron Man 2 lui ne fait pas peur, il fait le job, exactement ce qu'on en attend, avec un Downey freestyle une Gwyneth transparente un Mickey Rourke parfaitement freak et une Scarlett qui n'a de toute façon pas besoin de se gainer dans une combi cuir et de faire des moulinets avec ses jambes pour m'ôter tout sens commun.

 

 

 

 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 00:01

 

 

Après le lumineux White material de Claire Denis et la sombre Comtesse de Julie Delpy, on se dit qu'heureusement des filles à poignes forcent leur chemin dans un cinéma loin d'être paritaire et on se surprend à trouver des préoccupations communes, sur la féminité mise à mal dans un monde masculin, sur le déni poussé jusqu'à la folie, sur l'appropriation de la violence physique, sur le vampirisme des ressources telluriques et intimes, et sur l'opiniatreté de ces deux cinéastes, Delpy fait même la musique sais-tu

 

 

 

 

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 00:00

 

 

Dragons, donc, a l'immense mérite de ne pas prendre le spectateur pour un con, c'est à dire un gosse attardé qui attend son gloubiboulga de scénario putassier perclus de vannes au quinzième degré (anachronismes, scatologie...) ce qui est malheureusement devenu la règle du film d'animation. Au lieu de ça, Dragons raconte et croit à une histoire qui se tient bien, avec une mise en scène épatante d'équilibre et de rythme, graphiquement c'est beau sans être clinquant, la musique est belle sans aucune chanson chiante de Céline Dion ou d'Alicia Keys, ça mélange une poésie assez niponne et une efficacité toute ricaine, bref, mangez-en
(et comme j'ai un peu sauté des épisodes mangez-en aussi du Soul Kitchen, très agréable en dépit de quelques boursouflures graphiques, et du Tout ce qui brille, chick-movie assez bien réussi - ce qui n'a peut-être pas de précédent dans le cinéma français)

 

 

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:01
 
 
Donc Sherlock Holmes, feelgood movie parfait, porté entièrement par Downey Jr dans son rôle de prédilection (le dingo sexy)(ça gloussait dru dans la salle), Jude Law fait bien pâlot à côté mais c'est aussi son rôle de clown blanc qui veut ça, pas mal de trouvailles visuelles et d'assez bons mots, un running gag avec un chien souffre-douleur, une Kelly Reily bien bécasse mais une Rachel MacAdams des plus charmantes, une jolie photo, bref, un film cash sans prétention qui remplit bien son contrat, du bon ouvrage un peu malmené par une critique moisie qui attendait Arabesque en long métrage et ne peut pas saquer Guy Ritchie (pour une fois qu'il ne pond pas une bouze, c'est ballot).
Et, en filigrane, un léger parfum d'homosexualité latente amusant.

 
 
http://boulyzekid.free.fr/blog/19027945.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20081216_045031.jpg 
 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:01
 
 
C'est étrange quand même ce Di Caprio, qui a initié sa carrière par la grâce d'un physique avenant et qui aujourd'hui n'a plus de physique, littéralement, juste un regard et une voix, qui est très bon hein, s'il y a cinq acteurs à Hollywood il en fait assurément partie, mais enfin, obligé de porter systématiquement un peu de barbe pour s'identifier, bref, donc Shutter Island n'est peut-être pas le meilleur Scorcese mais on s'en fout, si tu n'as pas lu le livre et que comme moi tu as l'imagination d'un flétan le twist s'avère fort efficace, ce qui fait quand même 50 % de l'intérêt d'un thriller, tout le contraire de celui de Polanski, Ghost writer, tout mou tout téléphoné, aussi crédible et palpitant qu'un téléfilm sur NRJ12, à oublier, mieux vaut en revenir à Léo et Revolution Road le si bien nommé et ses dialogues parfaits de couple en embrouille, ces dialogues de sourds (et les sourds parlent fort) où l'on retombe sans cesse sur les mêmes schémas mentaux, où l'on sait deviner l'autre trois répliques à l'avance, et ça rend fou, où l'on se ment si bien, Kate Winslet dit dedans quelque chose comme "the truth is still here, we just became better liars", la vie en boucle, la révolution pour toujours revenir au point de départ, comme dans Shutter Island finalement, Leo en boucle, essayant de revivre l'étincelle pour mieux l'appréhender, l'étincelle magique ou abominable, essayant de revenir sur ses pas pour prendre les bons rails cette fois-ci, comme si c'était possible, comme si ça n'était pas déjà trop tard, douce névrose lancinante, comme dans Aviator aussi, un film sur le déraillement, même si c'était des avions tu vois ce que je veux dire, c'est drôle ce type qui fait des films dans des bateaux et des avions et des voitures qui déraillent systématiquement et lui qui s'échine qui insiste qui y revient, grand acteur de la névrose.
 
(Après, la question c'est : pourquoi je tombe et je m'arrête sur les films de Di Caprio essentiellement quand je suis célibataire. Tu le sens le gros parallèle névrotique ? Et bah je t'arrête tout de suite : c'est juste que j'ai tout plein de temps pour voir tout ce qui sort)
(J'en suis à peu près sûr)

 
 
http://boulyzekid.free.fr/blog/la-follia-di-howard-hughes-leo-dicaprio-in-the-aviator-13839.jpg 
 
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